les aventures de Pape Sidy : Tom 1: les couleurs de la conscience

les aventures de Pape Sidy : Tom 1: les couleurs de la conscience
Préface

Quand le pouvoir de suggestion de la litérature fait briller de mille feux les valeurs tristes, chaudes, froides et violentes de la famille, nous sentons alors, la nécessité de briser de mille éclats les chaînes que nous portons au fil des âges.

Comme dans un cauchemar qui se répète chaque soir, ces boulets que nous traînons dans les marécages de notre existence interpellent nos consciences.

La tragédie du patronyme : ombre et lumière ?

Non ce n'est pas un spectacle. Ce sont les couleurs de la conscience qui telles un écalir qui nous obligent à fermer les yeyx en pleine nuit ou peut-être une belle horreur qui tantôt nous fait jouir, tantôt nous donne la nausée, cette nausée qui nous poursuit tout le long de notre vie.

Finis les frissons, les soupirs, les noeudes qui nous étranglent les gorges et assèchent la mouche à l'évocation de ces patronymes qui nous troublent.

Le débat s'impose.

Nous le voulons et nous le craignons à la fois, ce débat sur la question des castes pour une relecture objective de notre histoire contemporaine surtout lorsque l'O.N.U. se révèle être moins qu'un truc !

Si c'est dans le coeur des hommes que naissent les grandes idées, c'est de leur conscience que se nourissent les relations humaines.

Peut-être, au bout, aurons -nous les réponses à nos questions :

Quelle société avions-nous hiers ?
Quelle société avons-nous aujourd'hui?
Quelle société aurons-nous demain?

Face à cette interrogation, à la fin de la lecture de l'oeuvre, de nous, explosera une conviction qui pèse de tout son poids et notre esprit et notre coeur se nourirait de toute sa tonalité .

Vous aurez lu " Les couleurs de la conscience " si, après le point final de l'auteur, vous êtes à mesure d'ajouter une seule phrase à la suite du texte.


Monsieur Sidy Diallo
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# Posted on Wednesday, 09 August 2006 at 12:07 PM
Edited on Thursday, 12 October 2006 at 12:35 PM

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 28-07-2006 03:55

" cest bien la pire peine
de ne savoir pouquoi
sans amour et sans haine
mon coeur a tant de peine"
paul verlaine.
a tous ceuxqui apres avoir ku,auront l espritretourne, la conscince choquee et auront ecrasequelques larmes.
a tous ceux qui ne sont pas encore nes et qui seront en but avec ce piege infenal.
La liberte,c est ne rien devoir a quiconque,ne jamais regretteret pouvoir s exprimeret se comporter commeon veut sans blesser sa propre conscience.
l amour peit etreimpossiblepour lille raisons.
il peut etre enchaine par la folie de la conscience humaine.
les droits de la conscience humaine font partie des Droits de l Hommequi se declinenten sa conscience etles lois naturelles costitueespar la morale et la responsabilite.
Lhomme n est pas seulement un esprit un coeur.
Il est aussi une conscience sociale qui le perdra quelquefois dansson aventure effrenee et debridee.
En derniere instanceet en tout etat de cause,la vie des hommes doit etre cousue avec le fil de l amour et de la solidarite.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 28-07-2006 04:01

Il est sept heures, dehos souffle legeremement un vent tres froidqui vient caresseret embrasserles feuilles vertes des arbres et des plantes quela longue nuit noireavait fini d endormir apres les avoir arroses de brume...........

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 28-07-2006 13:50

Les nuages bas et lourds, comme engourdis par une vapeur de fumee grisatre,poursuivrent lentement mais imperturbablement leur voyage sans fin sous un ciel orphelin d etoiles.Le soleil, a peine reveille de son lit horizontal, se leve timidement avec un visage encore pale alors que le vieux quartier de la sicap,s eveille et s anime progressivement.
comme pour avertir Saly fouree sous la couette de son lit chaud que le dernier jour de de l annee se levait,le reveil se mit a chanter comme un oiseau embusque dans le feuillage des arbres qui n altere en rien la melodie de son solfege.
Bien que surprise comme d habitude, Saly, contrairement aux aures jours decouvrit sa sa couverture et s assied sur le lit sans beaucoup de difficultes.
Apres avoir baille et s etre longuement etiree,elle se leva en direction de la salle de bain d ou elle elle ressortit trente minutes apres avec une petite serviette verte qui lui couvrait le corps des cuisses jusqu au dessus des seings.Quelques gouttes d eau suintaient encore sur les parties decouvertes de son corps dont les formes fines et arondies rappellent celles d un manequin.Elle s assied devant sa coiffeuse et se regarda tres longuement.
Trente minutes apres, elle prenait dans la salle a manger son petit dejeuner,bien a l aise dans son pantalon blue jean delave et son haut rougesang decolte qui met en relief ses sings pointus surplombes d un pendentif sous forme de scorpion dore assortide deux grosses boucles d oreilles en forme d etoile a cinq branches.Son viage sans maquillage met en exergue ses tresses noires dont les bouts viennent s echouer sur sa nuque de heron terminant un corps svelte reponsant sur des chaussures noires tissees de lacets soigneusement noues.pour metre en valeur de longs talongsqui finissent de livrer en tout eclat sa silhouette altiere et imposante.
Le leger grincementde la porte derriere elle,lui fit deviner sans peine que sa mere venait la rejoindre.
_ bonjour Saly.
_ bonjour maman.
_tu es matinale aujourd hui!
_ tu sais bien que c est mon anniversaire.
*_ oui je sais que c est le 31 decembre.
...........

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: abss
Date: 28-07-2006 15:12

salut krissa
franchement tu as une trés belle plume et je te souhaite beaucoup de courage. mais au fait comment fait on pour devenir écrivain

25-30

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: malbina
Date: 28-07-2006 15:16

Très passionnant, javé meme oublié comment ct agréable de lire ! La suite vite Krissa ....

30-35

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 28-07-2006 18:58

abss et malbia je suis sensible a vos encouragements.
soyez en profodement et sincerement remercies.



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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 28-07-2006 19:28

_Ce n est pas ma faute si je suis nee le 31 decembre.
_tu as une drole de facon de repondre.
_Si tu avais commence par me souhaiter " bon anniversaire", on en serait pas la.
_Bon il fait trop tot pour se chamailler:" bon anniversaire ma fille".
_Merci maman.
Elle se leve et fait deux bises a sa mere qu elle serre fort contre elle.
_Ou vas tu a cette heure?
_Je vais au marche apres je fais quelques courses.
_Le marche?
_Oui maman, aujourd hui j invite toute la famillea diner et je fais moi meme la cuisine.S il te plaitveux tu dire a ibrahima d etre la avec son epouse a 21 heures?
_ Non, je ne lui dirai rien.Il doit savoir que le 31decembre c est l anniversaire de sa soeur.
_ Bon d accord maman, tu ne vas pas recommencer,je lui passerai un coup de fil moi meme.Maintenant je vais partir.
Au momentou elle elle sort de la cuisine elle vit son pere en pyjama saumon qui avancait vers elle.
_Bonjour papa.
_Bonjour ma fille."bon anniversaire"
_Merci papa tu es un amour.
_Tu sors deja?



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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 28-07-2006 23:12

_Oui papa maman t expliquera.A toute a l heure.
_Fais bien attention.
_Aux agresseurs ou aux caimans?
_A tous.
_Promis et jurè.A bientot.
A la porte de la maison, elle voit ses lunettes de soleil bien que ce dernier ne projetait pas encore des rayons agressifs.
Elle s'engoufre dans un taxi et disparut en sentant que sa mere, par la fenetre, posait sur elle un regard desabusè.
Ce n est que vers 13h qu elle revint a la maison, fatiguée mais bien achalandée.
_Oumar qui l'avait apercue par la fenetre vint à sa rencontre pour l' aider.
_Bonjour Oumar,merci,tu es un bon petit frere.
_Tu peux aussi dire que je suis galant.
_Je prefere laisser ta copine invisible apprecier.
_Cela ne me surprend pas.Tu es avare en compliments.
_Ou est ton ami Assane ?
- le voilà qui arrive.
- bonjour Assane.
- bonjour Saly.
- tu vas bien ?
- oui ça va.
- et ton Oncle ?
- il va bien.
- alors vous préparez la soirée ?
- Oumar et moi faisons une nuit blanche en regardant la télé. Il y 'a deux très bons films et des variétés musicales. Au fait je ne t'ai pas encore souhaité bon anniversaire.
- toi au moins, tu es plus gentil que Oumar qui a oublié.
- désolé, j'attendais le dîner pour le faire mais puisque tu es pressée de vieillir, je te souhaite un bon anniversaire en te rappelant que tu as 27 ans.
- mauvaise langue, je te vois venir, ne me demande surtout pas d'arrêter de tresser la Sainte Cathérine. Où sont les parents ?
- ils son allés rendre visite à l'oncle de Assane.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 28-07-2006 23:37

Le soir, 21 heures.
- Saly, ton dîner n'est pas encore prêt ?
- Si Papa, j'attends Ibrahima et sa femme. Je lui avais passé un coup de fil et il m'avait dit qu'ils seront là à l'heure. Ils ne vont certainement pas tarder.
- en tout cas, moi je n'attendais pas plus de 15 mn, dès que le message du Chef de l'Etat sera terminé, je passe à table.
- Maman, s'il te plaît, sois raisonnable, je te rappelle que c'est mon anniversaire et que c'est moi qui inite ce soir.
- alors, j'irais acheter un hamburger et je vous laisse votre dîner.
La porte du salon s'ouvrit après ma sonnerie.
- bonjour tout le monde. J'espère que je vous ai pas fais attendre ?
- on Ibrahima, je viens juste de terminer, Ca va ?
- Oui, ça va
Ou est Yacine ?
Elle est souffrante, elle ne peutpas venir. Elle m'a demandé de présenter ses excuses.
"Je savais qu'elle ne viendrait pas " fait remarquer la maman.
"Alors, tu dois savoir aussi pourquoi elle n'est pas venue, je suppose." ironise le père.
Je parle avec mon fils et je te rappelle que tu n'es pas au Tribunal pour mener ton interrogatoire. Alors je t'en supplie je veux passer la soirée avec mon mari et non avec l'Avocat.
- D'accord, mais si tu me promets de ne pas me manger au hors d'oeuvre;
"Bon assez de palabre, j'ai fini et on peut tous passer à table" coupe net Saly.
Le silence qui régnait autour de la table trahissait le malaise de chacun
Depuis 1 heure 30 qu'ils étaient assis, personne n'a dit plus qu "bon appétit" au début
Le téléphone sonna

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 29-07-2006 00:31

Saly s'excusa pour aller décrocher le téléphone
- ah c'est toi Babacar ? comment vas-tu ?
-
- Merci
-
Merci, tu es adorable.
- oui, tout le monde est là, il ne manque que toi. Ne quitte pas, je vais te le passer
- allo, comment ça va fiston
-
- Je te souhaite une bonne et heureuse année avec ta femme et ton fils
-
Merci d'accord, je te passe maman
- Allo Babacar, ça va
-
et ta femme et ton fils ?
- il doit bien faire froid à New York
-
Mes voeux de bonne et heureuse année vous accompagnent et toutes mes prières.
-
- Je veux parler à ta femme
-
Non, donc ne la dérange surtout pas. Je l'appellerai demain, embrasse fort pour moi.
-
- Oumar, il va bien
- Ibrahima,et Assane ? Ils me font signe tous les deux pour me dire qu'ils vous souhaitent une bonne et heureuse année.
-
-d'accord je leurdirai.
-
- Merci, prenez bien soins de vous. A Bientôt.
Elle racrocha le téléphone et revint s'asseoir à table alors que Saly servait le dessert
L'atmosphère était moins tendue mais l'électricité était toujours dans l'air
- alors Ibrahima,et tes études ?
- J'ai compris, Saly, tu veux te moquer de moi parceque toi tu attends une affectation pour un stage pratique
- c'est normal, j'ai choisi de faire deux années d'informatique au lieu de vieillir à l'université.
- Je dois passer mes examens partiels la semaine prochaine. Vivement la troisième année pour ne plus être obnibulé par les "cartouches". J'en profite pour conseiller à Oumar de choisir ce qu'il veut sauf la sociologie.
- T'en fais pas, moi j'ai déjà choisi de faire l'histoire si je réussi à mon bac.
- Bonne chance et du courage.Bon, je m'excuse parce que je dois rentrer maintenant
- Déjà fiston ?
- désolé Papa, j'aurai voulu rester plus longtemps mais Yacine ne se sent pas bien.
- d'accord, reste à côté d'elle et si c'est nécessaire emmène là chez le toubib, je m'occuperai de l'intendance.
- Merci Papa. Au revoir tout le monde et bonne soirée.
Tous lui répondirent :"au revoir et bonne soirée".

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 29-07-2006 00:38

A 23 heures, Oumar et son ami Assane étaient en train de faire du thé dans le living, Saly prenait sa douche pour se préparer à sortir alors que les parents regardaient la télé en causant.
A 23h30, Saly qui avait fini d se faire belle et éclatante, prit congé de tout le monde et sortit. Les parents se levèrent pour aller se coucher.
Oumar et Assane les deux amis inséparables vinrent prendre leurs places devant la télé.
Quelque part en ville.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: brithney86
Date: 29-07-2006 11:39

slt krissa c fatima . j adore ce ke t as ecrit . j ecris comme toi . p8 je avoir tes coordonnees

15-20

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 29-07-2006 13:18

salut fatima.je t encourage et te souhaite bonne chance.merci a toi.
mon e mail est :detoutefacon1@yahoo.fr.



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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 29-07-2006 18:36

-Bonjour papis.
-Bonjour Saly.
-Ca fait logtemps que tu m attends?
-Non juste 3minute.
-Alors entre vite comme ca on garde le meme taxi.
-Je vois que tu es bien encombre.
-Que veux tu? Avec tout ce que tu m as depose chez mon voisin de chambre au campus universitaire.
-J avais peur qu il ne puisse pas te remettre le paquet parce qu il m avait dit qu il est tres pris.
-Je suis rentre quand il partait.Je crois que je l ai mis un peu en retard.
-Meme si tu ne m as pas attendu longtemps je constate que tu es arrivee en retard.
-Oui j avais beaucoups de choses a faire.Toi aussi tu es arrivee en retard.
-Moi j ai du souffrir ces embouteillages interminables qui cherchaient coute que coute a m enerver.Et ce,sans compter tous ces chantiers alibis qui conditionnent la tenue des elections et ces routes ou il y a plus de trous que de goudron.A n en pas douter la prochaine saison des pluies sera catastrophique.Bref j ai garde mon calme pour ne pas gacher notre soiree.je me demande si nous arriverons a l heure.
Le taximan lui retorqua: " si vous ne dites pas a votre taximan ou vous allez, vous avez toutes les chanches d arriver en retard".
-Ah oui,excuse nous, nous allons a l embarcadere de goree
"Entendu" fit le taximan.
-Jai deja reglè les frais de location de la vedette et j ai regle toutes les formalites.
-Je vois que mon cheri est toujours prevenant.
*Le taximan ne laissa pas papis repondre:" bon vous voila arrivès".
*-OK ca fait combien?
-Je nai pas de compteur.
-Alors voila 1000f.Ca va?
-Ca marche pour moi.Merci.
-Saly tues sure que tu n as rien oublie dans le taxi?
*-Non j ai bien verifiè.
-Bon on y va, cest par la.
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# Posted on Friday, 13 October 2006 at 11:50 AM

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 29-07-2006 18:55

UN PEU PLUS LOIN.
-Bonsoir monsieur.
*-Bonsoir. Ah,je vous reconnais.C est vous qui etes passe tout a l heure?
-Oui.
-Voila les clefs, le proprietaire m a dit que vous devez etre la a 2heures.
*-OK,c est entendu.
-Papis, c est laquelle?
-La blanche. C est qui est juste a cote de toi.Attendsque je rentre le premier, tu me donneras les paquets apres.
-OK,tiens les voila.
-C est bon,maintenant a toi de de venir.Doucement.Donne moi la main.Voila.Fais attention aux paquets, ils sont devant toi.
-Tu as bien fais de m avertir sinon j allais tout pietiner.
-Bon, il est 23h 50,nous avons 5 minutes de retard par rapport aux previsions.On peut y aller?
-Bien sur cheri.
........



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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 29-07-2006 23:33

La vedette dechirait l ocean noire en tracant un couloir d ecumes argentees qui se disolvaient dans la mer au fur et a mesure que la frele embarcation s eloignait du port.La vitesse etait si forte que le vent arrachait aux yeux de papis des larmes et gonflait son chandail jaune comme un ballon.Les cheveux de Saly volaient en l air malgre le chignon qu elle avait mis apres avoir defait ses tresses dans l apres midi.
Pour retrouver son equilibre,elle etait venue derriere Papis qu elle serrait a la ceinture par les deux bras.Papis,les mains crispees au volant,foncait vers l infini comme un pilote de formule 1 condamnè a vaincre ou perir.
sept minutes apres le depart,il eteint le moteurdont le bruit assourdissant est brusquement remplace par un autre bruit semblable a celui d un balon perce en plein vol qui rappelle le sifflement d un serpent.Le volume des ecumes diminuait proportionellement a la diminution de la vitesse de la vedette que l energie cinetique propulsait de moins en moins.
Il monterent tous les deux sur le pont avant de la vedette,debouts,la main dans la main,regardantensemble la pleine lune venue les epier ou leur dire "bonjour".
Il entendirent soudain une grande detonnation derriere eux.Ils se serrerent l un l autre en tournant leurs regards vers le ciel traversè par un feu d artifices brillant de mille couleurs.
l e ciel ressemblaient a un cirque ou des acrobates en lumiere dessinaient en mille etincelles des figures geometriques diverses.L ascention des feux vers le ciel etaint toujours freinee par le toit du monde qui les renvoyait vers la terre apres les avoir embrasses et brises en une multitudes de couleurs evanescentes.Pendantque les feux d atifices montaient comme des fusees,d autres descendaient paraisseusement,le tout dans un vacarme d armes a feu dont les echos se repandaient,se croisaient,se melaient comme pour creer la terra incognita.Leurs yeux s emerveillaient du spectacle,leurs coeurs battaient au rytme des detonnations multicolores.
-Il est minuit Papis!
-C est le premier janvier Saly!
Ils s embrasserent tres fort et tres longuement pour enterrer l annee finie et accueillir celle naissante.
...........



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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 31-07-2006 02:23

-C est ici et maintenantque j avais decide de te souhaiter un bon anniversaire.
-Merci pais,je croyais que tu avais oublie.
-voici ton cadeau.
-Qu est ce que c est?
-Tu verras quand tu ouvriras.
-Tu es adorable cheri.
-Maintenant comment veux tu que je te souhaite la bonne annee?-Comme c etait convenu.
-Tu as ton maillot de bain?
-Comment peut on prendre un bain de minuit sans un mailot? Regarde et dis moi s il te plait.elle se deshabilla et se mit devant lui.
-Devant les deux pieces jaune et noire qui epousaient a merveille les rondeurs du corps de Saly,les perles multicolres qui entouraient sa ceinture Papis ne put que lacher un long siflement de compliment.
-Merci, jai tout achete ce matin quand je faisais mes courses.Je suis contente qu ils te plaisent.
Papis se deshabilla a son tour jusqu a ce que sa nudite ne fut couverte que par un bermuda noir et blanc.
-Il est beau ton maillot aussi.
-Merci.
Ils avaient limpression que la terre, en leur envoyant tous les feux dartifices, rivalisait de beaute avec le ciel au point de rendre jalouses les etoiles qui avaient fuguè cette soiree la.COLLES L UN A L AUTRE, TREMBLOTANT DE FROOID venu d un vent glacial, ils regarderent le spectacle jusqu a ce que l intensite des petards deviennen tde plus en plus sporadique.
-Alors!
-Alos!
Ils plongerent tous les deux dans l ocean eclairè par le claire de lune.Ils ne reapparurent qu une minute apres et se raprocherent pour s agripper l un a l autre.Malgres le froid ambiant.l eau etait plutot tiede.
Ils se baignerent longtemps en se parlant sans que vraiment l un d eux puisse entendre distinctement les paroles de l autre.I ls continuerent jusqu a epuiement.Ils n eurent alors d autre alternative que de rejoindre le pont de la vedette,moilles et haletant.
...................

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 31-07-2006 02:29

A TOUS LES FOROMISTES QUI SUIVENT AVEC INTERET CE POSTE, JE PRESENTE MES SINCERES EXCUSES ET PROMETS DE FAIRE DES EFFORTS POUR LA SUITE.
PEACE TO ALL.



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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: farouche
Date: 31-07-2006 08:35

Salut !

Allez Krissa on attend impatiemment la suite!

20-25

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: abss
Date: 31-07-2006 09:42

salut krissa
c'est vrément trés gentil de ta part de nous faire bénéficier de ces merveilles
on attend la suite

25-30

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: nikita22
Date: 31-07-2006 16:13

Bonjour
c'est vraiment intéressant
je ne sais pas comment ça va terminer
mais je crois qu'il vaut la peine de lire chaque jour pour voir
bonne continuation

25-30

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 31-07-2006 23:39

SALUT FAROUCHE MERCI POUR TON INTERET.J ESPERE QUE TU APPRECIERA JUSQU AU BOUT.
ABS,JE VOIS QUE TU ES FIDEL ET INTERESSE.PEACE TO YOU MY FRIEND
.NIKITA22 UNGRAND MERCI A TOI.



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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 01:47

Saly qui avait quiite le pont,y revient 3 minutes apres avec les serviettes et le paquet posè entre eux.Ils sont assis tous les deux,face a face, les jambes croisees.
-Tu as emmene mes cigarettes?
-Oui,je t ai deja demande plusieurs fois d arreter de fumer et tu m avais promis.
*-Oui tu as raison.Mais ne penses tu pas que je suis quelque part victime du phenomene d accoutumance creè par ces multinationales de la mort a qui nos chefs d etats n osent pas opposer des lois anti tabac. AH argent quantd tu nous tiens.!
-AH cigarette quand tu nous tiens tous les arguments y passent.
- C est promis cherie,j arrette aujourd hui.
-Merci cheri.
Apres s erte recouvert le corps de sa serviette,il allumaune cigarette avec son briquet et aspira une longue bouffee qu il savoura.
Cet a ce moment precis qu il avait l impression de dire au revoir a l annee mourante et bienvenue a celle qui etait en train de s eclore comme une rose timide et porteuse d un avenir radieux et chargè a la fois.
Saly le regardait fixement et amoureusement.Il lui rendit le meme regard.Ils se retrouverent cote a cote,corps a corps les serviettes dans tous les sens sous les lumieres vives et desordonnees du port derriere lequelles ils immaginaient la clameur du buit desfetards de la saint sylvestre qui inondaient le ciel d artifices eteincelants.
-Alors, tu ouvres ton paquet?
-C est ce que j allais faire.
Elle sortit un petit gareau surlequel il est ecrit"1 janvier","bonne annee.".
Ils le degusterent dans un silence total que brisaiaient,de temps en temps,de faibles clapotis sur la coque du bateau dont la couleur est factorisee par les lumires qui voilent le ciel.
-Qu est qu il y a a boire?
-Devines.
Du jus de bissap?
-Non,du jus de fruit de la passion.
-Comment as tu fait pour savoir que cest ma ma boisson preferee?
-Je suis une femme non?
Papis ne repond pas comme s il est absent.Saly lui dit:
-PAAAPIS!!!
-eh,oui.
-Je sais qu il y a quelque chose,s il te plait ne me dit pas qu il n y a rien,je ne te croirai pas,je te connais assez tu sais!
-Oui,il y a quelque chose,veux tu que je te dise?
-Non,pas ce soir.J ai envie de m eclater avec toi.
quelques instants apres, ils allerent jusqu au quai sans rien se dire.A l embarcadere,ils prirent un taxi et Papis deposa Salychez elle et fit seul le reste du chemin qui le menait chez lui.
Une heure plus tard, chacun dormait chez lui,a poigs fermes comme pour ne pas assister aux funrailles du 31 decembre que le jour de l an venait enterrer.

LE LENDEMAIN A 14HEURES,AU DOMICILE DE SALY.



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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 02:38

La sonnerie reveilla Saly qui dormait encore.Elle se leva difficilement apres s etre longuement etiree pour tituber vers la porte.
-AH c est toi Ibrahima?
-Que se passe t il ici? On dirait que la maison est deserte.
-Tout le monde dort.
*-Ca ne fait rien,c est toi que je veux voir.
-On dirit que tu n es pas bien!
-Tu ne peux pas mieux dire.
-Alors, laisse moi le temps de me debarbouiller et je suis a toi.

QUELQUES MOMENTS APRES.
-Que puis je faire pour toi?
-Jai besoin d argent.Ma femme est tres malade et souffre de maux de ventre atroces.
-Et qu est que tu veux faire?
-J ai besoin de 20 000 f pour qu elle puisse aller voir un gurisseur avec sa mere qui est a la maison.
*-Ecoutemoi Ibrahima,je pense que tu n es pas sur le bon chemin.
tu devrais parler a papa et a maman meme si c est diffile pour toi.
*-J en ai assez d entendre le meme disque raye.
*-Je sais, mais ce n est pas une solution de ne t ouvrir qu a moi.J ai bien 20 000 f a te donner mais tu sais tres bien qu il m arrive d etre faucheè comme un rat d eglise.Et puis tu as besoin du conseil de tes parents et de leur soutien.Cela te donnera de la force et te remontera..Tu ne penses pas?
Saly sortit dela chambre pour revenir deux minutes apres.
-Tiens voila 25 000 f mais promet moi de parler a tes parents avant de partir.
-Merci,mais puisqu ils sont en train de dormir ce n est pas la peine de les derranger.
*-Non d habitude a cette heure ils sont deja reveilles.
-Non Saly!
*-Assieds toi et laisse moi faire.
Dix minutes apres les parents le rejoignirent au salon ou il etait assis, la tete entre les deux mains.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 03:48

-Bonjour papa,bonjour maman.
-Bonjour fiston,tu as l air intrigue!
-Non papa ca va.
-Allons Ibrahima,dis nous ce qui ne va pas.
-Tout va bien maman.j avais j avais juste besoin d un peu d argent pour soigner Yacine qui est malade.Saly m en a remis .Tout va bien maintenant.
-Mais qu est ce qu elle a? Tu peux me parler tu sais que je suis une femme.Des maux de ventre de quelle nature?
-Je ne sais pas. Elle ne m en a pas dit plus.
-Je sais que tu as mal mon fils mais je dois te dire que tu n es pas au bout de tes peines tant que tu penses pouvoir vivre avec une epouse castee.
-Ca va maman, tu me l a dit mille fois.
-Alors pourquoi t entetes tu?
-Je l aime maman.
-Tu vois bien qu au lieu d amour, tu vis de souffrances depuis que vous etes maries.
-Allons ca suffit comme ca,tu vois bien qu il souffre assez comme ca.Il n est pas neccessaire d en rajouter.
-Pae sidy, laisse moi parler a mon fils sil te plait.Si tu avais ete assez ferme pour t opposer a ce mariage on en serait pas la.A present tu es fatalement desarme devant ses problemes qui ne finissent pas.
-Arrette s il te plait,tu viens de l entendre te dire qu il l aime..Alors que veux tu que je fasse?
Ibrahima se leveet dit:
-Je prefere partir plutot que de vous voir vous chamailler.
-Non assied toi fiston, j ai quelque chose pour toi.
IL sortit une liasse de billtes qu il tendit a Ibrahima.
*-Merci papa Saly m a deja remis de l argent.Je m en sortirai.
_Allons prend je voulais te les remettre hier mais tu es parti precipitemment..
-Pape sidy ce n est pas avec des liassesde billets que tu regleras les problemes de ce mariage..
Ibrahima se decida a prendre l argent.
-Merci papa
-attends,j ai aussi quelque chose pour toi.VOILA DEUX PANTALONS, trois chemiseset une paire de chaussures.J espere que je ne me suis pas trompee et que tu chausses du 42?
*Oui maman,merci.
-Quand je faisais des courses j ai pense a toi.

-C est gentil maman mais je te fais observerque je ne vis plus seul, je suis mariè.
-C est vrai,tu as raison a mon retour des etats unis j offrirai un cadeau a ton epouse.
-Tu pars quand?
-Demain a 17 h.Tu seras a l aeroport?
-Si Yacine va mieu.x
Le telephone sonne.Pape sidy se leve et decroche le combine.
-Bonjour
...................
Je m excuse mais je ne reconnais pas votre voix.
...................
-Je vois, vous etes le beau pere de Ibrahima
.................
-Merci,je vous souhaite aussi une bonne et heureuse annee.
.................
-Oui,je transmettrai a tous.Oui, elle est la je vous la passe.
Iltendit le combine a son epouse hesitante.
.................
*-Merci
..................
-Merci pour tout.au revoir.
ELLE RACROCHA LE COMBINE EN DISANT:
.....

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: abba
Date: 01-08-2006 14:33

merci de nous offir des textes aussi poétics c'est une nouvelle facon d ecrire que j ai decouvert a travers votre plume.ALEA JACTA ESTE le sort en est jette vivement la suiteet desolé pour mesfautes

25-30

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: nikita22
Date: 01-08-2006 15:46

Bonjour Krissa
tu dois avoir un don ou un talent extraordinaire.
Je t'avoue que, une fois au bureau je ne peux pas commencer ma journée sans faire un tour aux couleurs de la conscience.
C'est devenu comme une drogue pour moi et je le guette tous les jours.
Du courage et bonne continuation et merci de ta générosité j'imagine que ce n'est pas facile en regardant les heures auxquelles tu écris.
Merci pour tout

25-30

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 21:03

- Ibrahima, C'était ton beau père qui appelait pour nous souhaiter la bonne année. Comment s'appelle t-il encore ?
- Ousmane . Maintenant je dois partir, on m'attend à la maison. Si on ne se voit pas demain, fais un bon voyage et transmets mon bonjour à Babaar et à sa famille. Au revoir.

Il les embrasse tous les deux, les larmes aux yeux.

Avant de refermer la porte derrière lui, il lança.

- Dites à Saly et à Oumar que je passerai les voir la semaine prohaine, après mes examens partiels.

Il courut rapidement hez lui où il ne trouva personne. Sa belle mère avait déjà trouvé de l'argent pour emmener sa fille hez le guérisseur. Il était embarassé et ne savait pas quoi faire.

Il demanda à la domestique de lui faire le lit où il s'affala pour plonger dans un profond sommeil.

Il fut réveillé deux heures et demi plus tard par l'arrivée des dames.

Il se leva et aida son épouse à se coucher. Il tenta en vain de rembourser sa belle mère les dépenses exposées mais celle -ci refusa catégoriquement en lui faisant observer qu'avant et après tout, Yaine était toujours sa fille. Elle donna même de l'argent à la domestique pour aller faire le marhé et préparer une soupe pour le soir.

Après quoi, elle prit ongé du couple en disant à Ibrahima :

- Si tu as besoin de nous, n'hésite pas, appelle nous sans gêne. A tes côtés nous serons toujours quoi qu'il arrive.

- Meri pour tout Tata.
- Ah j'oubliais, je voudrais que tu m'autorises à vous envoyer ma cadette qui en vacances pour vous donner un coup de main.

Comme ça, tu pourras préparer tranquillement tes examens parce que je pense que c'est dans quelques jours si je ne me trompe pas.

Ibrahima consulta du regard de Yacine qui acquiesta par un clin d'oeil.

- Oui Tata, elle peut venir.

Il l'accompagna jusqu'à la porte avant de revenir rapidement dans la pièce à cause du téléphone qui sonnait.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: that's me
Date: 01-08-2006 21:28

That's Tremendous !!!
Sais tu que t'es en train de révolutionner le net ? Avec ce que t'es en train de faire le net devient plus vivant . Vas y fonce dans ton élan de générosité.
Mais seulement g une requete à faire : apprend moi à accoucher le potentiel qui sommeil en moi, tu veux bien ?

Please ; I beg you !!!!!!!!!

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 21:37

- Allo !

-.......................................................................................

- Ah tonton bonsoir.

-...........................................................................................

- Meri bonne année à toi aussi et à ton adorable famille. Que dieu vous paye tout e que vous faites pour nous au centuple.

-............................................................................................

- Oui elle est un peu souffrante, mais maintenant ça va mieux.

-.................................................................................................

- D'accord tonton je vous attends.

Il était seul avec Yaine.

- Yacine, omment vas tu maintenant ?

- Ibrahima, je vais comme tu me vois mais ne t'inquiète pas.

- Vous avez vu le guérisseur ?

- OUI.

- Et alors ?

- Il dit qu'il n'a vu aucun problème.

- Il m'a donné une potion et m'a remis le reste de la bouteille avec la prescription. " matin- midi- soi". Je lui ai demandé ce que je devais faire si le soir j'étais au ciel pour lui faire omprendre que sa potion ne me semblait pas aussi efficace que celle de Astérix ?

Il m'a répondu de façon péremptoire que je serai là ce soir.

Voilà tout. La bouteille est là -bas sur le buffet.

- Bon, on verra bien.

- Ibrahima !

- Oui.

- Ibrahima !

- Oui Yaine je t'entends, parle.

- Je veux te dire que je veux pas te voir ni inquiet ni malheureux.

- Ca va chérie, je te jure.

- Je t'aime à mort tu sais.

- Moi aussi. Bon je vais mettre un peu d'ordre dans la chambre parce que ton père vient de me dire qu'il vient avec toute la famille pour te rendre visite.

- Ne te fatigue pas trop, ils sont sans problème.

Quelques temps après, ils étaient tous là, le père, la tante, le fils aîiné, la grande soeur et la cousine.

Après 10 minutes d'une cordiale causerie, ils prient congé mais non sans que le père ne formula des prières pour la malade et pour tous.

Ibrahima veilla toute la nuit sur Yacine en apprenant ses cours. Le lendemain, il fur relevé par cette tâche par Soukeyna, la petite soeur de la malade que la belle mère avait lui avait envoyée.

A l'Université.

Dans la salle d'examens, il eut beaucoup de peine pour se concentrer sur son sujet parce que dans son esprit, défilaient par moments, les images de son épouse alitée, la dispute de ses parents, l'affection et la sollicitude de sa belle famille.
Il rendit sa copie à 13 heures et se dépêcha vers le restaurant universitaire.

Il mangea sur le pouce les pattes qui constituaient le menu du jour et le soulier " viande très dure"

Il sortit du restaurant avec son dessert, une orange qu'il épulcha et mangea sur le chemin de la mosquée pare qu'il devait aller à la prière du Vendredi.

Le muezzin appelait les fidèles pour la dernière fois.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 22:16

Après la prière, il se rendit au point de jonction pour la marche de soutien au peuple Palestinien et libanais du Sud liban ontre l'invasion Israélienne.

Le cortège s'ébranla sur une grande Avenue en procession bruyante, colorée de banderoles, de drapeaux et des cris lancés par un porteur de porte voix :

" Kadima"

Réplique de la foule

"Assassin "

"Bush"

" Boucher"

Ainsi de suite.

Au milieu de la foule, il y avait des intellectuels, des membres partis politiques, des membres de syndicats, des ONG, des citoyens et des spectateurs qui, gagnés par le fièvre et le succès de la manifestation, se sont convertis en marcheurs.

Les sirènes des voitures de police. Des manifestants , jambes à leur cou.

Des bastonnades, des cris, chassés croisés dans tous les sens.

D'autres manifestants plus convaincus ou plus téméraire, imperturbateurs, continuaient leurs marches et leurs cris et s'avançaient devant un cordon de policiers armés jusqu'aux dents. Ce qui devait arriver arriva : altercations, interpellations puis dirpersion en queue de poisson.

Le soir, vers 22 heures, le téléphone sonna chez Pape Sidy.

- Allo- bonsoir
-...................................................

- AH bon? Où est e qu'il est ?

-.........................................................

- D'accordc Ousmane. Meri d'avoir envoyer ton épouse auprès de Yacine pour la consoler et lui tenir compagnie. Meri aussi de m'avoir avisé. Je m'en vais sans désemparer effetuer toutes les démarches possibles pour le retrouver et ne manquerai pas de vous tenir informé. Meri pour tout.

IL raccrocha le combiné, appela Saly Oumar et Assane pour les informer.
Ces derniers lui suggérèrent d'appeler leur mère aux USA.

Il leur demande d'attendre un peu pare qu'elle devait à peine arrivée.

Il prit le téléphone, s'assit au salon avec son carnet d'adresse, entouré de ses deux enfants.

A 23 heures, après de nombreux coups de fils, il sut qu'Ibrahima était à l'hôtel de police de dieupeul. IL prit sa voiture et s'y rendit aussitôt. Une heure après, il revint sans avoir vu Ibrahima. La seule information qu'il avait, 'était qu'il était arrêté dans le cadre de la marche de soutien au peuple Palestinien du Vendredi. Bien qu'il fut tard, il se fit violence pour informer le père de Yacine avant d'inviter ses enfants à aller se coucher. Lui, il préféra rester au salon éclairé par une lumière tamisée, couché sur le canapé. Il réfléchissait et tantôt ses souvenirs venaient envelopper sa réflexion peuplée de mille images devenues subitement inompréhensibles et intolérables.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 23:06

Le lendemain matin à 7heures, il repartit à la police pour emmener le petit déjeuner à Ibrahima.

Trois jours après, Pape Sidy allait voir Ibrahima à la Maison d'Arrêt et de Correction.

A la porte il rencontra sa belle famille qui l'avait précédé. Il y avait le père de Yaine, sa mère, son frère, sa soeur, sa cousine, son oncle et sa tante.

Il échangea avec eux quelques civilités et rentra dans l'enceinte de la prison.

Il attendait tranquillement dans la salle des Avocats tandis qu'un garde pénitencier était allé quérir le prévenu.

Ce dernier ne mit pas de temps à venir puisqu'il venait à peine de quitter le parloir avec sa belle famille.

Dans la salle des Avocats.

- Bonjour papa
- Bonjour Ibrahima, assieds toi.
- Puis- je savoir si c'est la visite de mon père où de mon Avocat ?
- La visite de tous les deux.
- Je t'avais pourtant dit depuis la police que je ne voulais pas que tu sois mon Avocat.
- Tu ne me fais pas confiance?
- Non papa, je trouve simplement que je n'ai pas besoin d'Avocat pour me défendre.

- Ne fait pas de bétises, tu veux mourir en prison ?
- Non, mais tu conviendras que malgré ta présence au parquet, le procureur t'a à peine éouté et m'a placé sous mandat de dépôt.
- Mais 'est la procédure.
- Oui je sais, mais la procédure fait de toi une caution. Ce matin, je lisais dans la presse que j'ai été placé sous mandat de dépôt devant mon Avocat qui mon père.

- Cela te gène que ton père te défende ?
- Non ce n'est pas cela. Je pense que dans mon cas tu ne fais que m'assister.
- Pourquoi le dis tu ?
- Je suis poursuvi pour manifestation non autorisée, attroupement sur la voie publique, rebellion et trouble à l'ordre pliblic.
- Tu ne trouves pas que cela fait beauoup ?
- Si mais je reconnais et revendique tout ce qui m'est reproché et je l'assume.

- Mais justement tu as besoin d'un Avocat pour expliquer tout cela.
- Papa, penses tu que tu es mieux placé que moi pour exprimer mes convictions?
- Certainement pas. Mais je suis mieux placé que toi pour veiller sur tes droits.
- Justement, il ne s'agit pas de défendre mes droits mais ceux du peuple Palestinien.
- Mais eux, ils se défendent comme ils peuvent mais cela ne t'a pas empêhé de chercher à les défendre.
- Papa, tu comprends bien ce que je veux dire. L'Avocat défend toujours son client et non la cause de son client. Or, ici, ce qui est important pour moi, c'est la cause dont il s'agit.

- Ce n'est pas parce que tu es en prison que tu dois penser être plus solidaire que moi de la cause Palestienne.
- Je te le concède mais pour toi et dans le cas où nous sommes, défendre la cause Palestienne 'est d'abord et avant tout chercher à sauver ton client surtout si ce dernier est ton fils. Non papa, non, ton assistane ou celle d'un autre Avoat dévoie le sens de mon combat. Je persiste et signe, je veux omparaître seul, ma décision est prise. Alors ne me mets pas dans la situation de récuser à l'audience devant tout le monde.
- As tu bien réfléchi ?
- Oui, je sais que tu as peur des commentaires parce que la famille te reprocherait de ne pas m'avoir défendu et le citoyen landa n'y comprendrait rien.
Je sais que 'est difficile pour toi mais tu dois te surpasser. Je suis désolée de te mettre dans une situation embarassante.
- S'il n 'y avait que moi, ce ne serait pas un problème. As-tu pensé à Yacine et qui est malade et toute seule avec ta belle mère ?
- Oui, j'y ai pensé mais je dois t'avouer que si cela me traumatise, je ne suis pas prêt de revenir sur mes convictions. Je veux que tu comprennes que je n'étais pas à la manisfestation par hasard. Je l'avais mûrement préparé et j'y suis allé librement.
- D'accord, et tes examens ?
- J'ai déjà passé la dernière matière.
- Tout s'est bien passé ?
- Je ne sais pas. J'ai couhé sur le papier ce que je sais et ce que je pense .
- Bon ça va, je marche.
- Non je veux qu'on soit beauoup plus clair, la prohaine fois que tu viens me voir, on se parle aux parloirs et non dans cette salle d'Avoat pare que je n'ai pas d'Avoat. Je ne veux pas de passe- droit parce que mon père es tAvocat.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 23:45

- Tu veux que j'aille demander un permis de ommuniquer aux juges et venir ommuniquer avec toi par les parloirs alors que j'ai droit à cette salle comme tous mes onfrères ?
- En tout cas, je t'informe que je viendrai plus dans cette salle.
-Tu veux que je fasse comme ta belle famille que j'ai rencontrée à la porte ?
- Oui Papa.
- Tu as des nouvelles de ton épouse ?
- Oui, on m'a dit qu'elle va mieux mais je sais bien que persoone ne me dira autre chose.
- Qu'est ce que je peux faire pour elle ?
- Ce que ta conscience te dicte. Je ne te demande rien.
- Bien, j'ai ompris, j'aviserais. Je t'ai emmené de la lecture et des cigarettes.
- Merci pour la lecture, pour les cigarettes, je ne fume plus.
- Comment as- tu fait ?
- J'ai accepté de me regarder tout nu et j'ai accepté d'être tel que je suis, tel que dieu m'a créé plutôt que de chercher des artifices qui ne font pas parties de moi. J'ai décidé de divorcer avec les illusions tant dans mon esprit que dans mon être pour être plus proche de mon Créateur. J'ai tué tout le superflu pour être naturel, pour être moi, pour être le fils que tu as mis au monde.
- Féliitation. Je suis fier de toi. J'espère que tu recommeneras pas.
- Que Dieu m'en garde. Et maman, tu as de ses nouvelles?
- Oui, elle a appelé deux fois.
- J'espère que tu ne lui as pas dit que je suis en prison?
- Non, bien sûr. D'ailleurs elle t'a envoyé une longue lettre dans mon adresse e-mail. Je l'ai imprimée et je l'ai mise dans cette enveloppe.
- Meri Papa.
- De rien. Maintenant je vais prendre congé de toi.
- Oui, vas te reposer tu n'as pas bonne mine. Tu as besoin d'un bon repos.
- Qu'est ce que je peux faire pour toi?
- Rien- pardon, dis à Oumar de dire à mon ami Paul de me photocopie les cours. Si tu pouvais lui passer un peu d'argent pour les photocopies, ce serait gentil de ta part.
- Considère que 'est déjà fait. Au revoir.
- Au revoir Papa.
- Le père partit, il regagna sa cellule et ouvrit rapidement la longue lettre de sa mère.


Bonjour mon cher Ibrahima,

Cela fait à peine trois jours que je suis là, chez ton frère Babacar mais j'ai l'impression d'avoir passé une éternité en enfer. Mai je te rassure tout de suite, ce n'est pas ton frère qui me fait des misères encore moins son épouse ou leur petit rejeton. J'ai été très bien accuillie et je le suis encore.
Je souffre à mort parce que je suis ratrappée par mon passé qui me fait subir ce tyranique besoin de te parler. Tu comprends que la pudeur d'une mère m'empêhe d'être explicite mais je sais que tu es un garçon très intelligent et que tu sauras lire entre les lignes et les non- dits. Te parler est donc pour moi un excercice difficile mais dont il faut absolument que je m'affranchisse pour espérer, si tant est que cela n'est pas une pure illusion, retrouver un semblant équilibre.
Vois tu, le jour de mon arrivée, j'étais épuisée de fatigue mais le soir, je n'avais pas envie de dormir.
J'ai du me relever pour aller m'asseoir toute seule au salon pour décompresser. Babaar que tu sais attentif et délicat m'avait entendu et m'a rejoint au salon.
- Que fais tu là maman. IL ya un problème ?
- Non Babacar, je suis simplement fatiguée et tendue et n'arrive pas à trouver le sommeil.
- Alors, allume la télé et zap un peu, tu peux tomber sur quelque chose qui te décompressera.
- Non meri, je préfére le silene.
- Tu ne veux pas de la lecture ?
- Non meri.
- Bon je vais te faire une infusion.
- Non merci, je la ferai plus tard, Toi tu ferais mieux d'aller dormir, tu vas au travail demain.
- Moi aussi, je n'ai pas sommeil Maman. Alors je te fais de la menthe?
- Oui s'il te plait.
- Moi aussi je vais en prendre.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 00:23

Dans l'intensité de la lumière diminuée par Babacar, ils étaient assis face à face chacun sirotant son breuvage.
- Dis moi maman, il y a un problème?
-Non Babacar, tout va bien, je suis seulement un peu fatiguée
- C 'est sûr maman?
- Tu peux me croire, ne t'inquiète pas. Et toi, pourquoi tu ne dors pas?
- Rien maman.
- Si je te onnais assz, tu me caches quelque chose.
- Ce n'est pas important .
- Tu as des problèmes à ton service ?
- NON.
- Avec ton épouse?
- Non
- Alors, parle moi mon fils, je suis ta mère et ne cache rien.
Babacar posa sa tasse, prit sa tête entre ses mains et se mis à pleurer doucement.
- Alors Babacar, calme toi et onfor toi à moi, cela te fera du bien .
- Je veux bien mais c difficile.
- J'imagine bien mais n'oublie pas que tu es un homme, tu dois être fort. Parle moi.

- Maman.
- OUi fiston, je t'écoute.
Babacar se mit à pleurer cette fois i plus fort et vient poser sa tête sur les genoux de sa mère comme s'il ne voulait pas lui parler dans les yeux.
Sa mère lui caressa sa tête en silence pour lui donner le temps de se resaisir.
Quelques minutes plus tard, il reprit ses esprits et retourna à sa place.

Après un long silence lour d'hésitation , il balbuta.
- Tu sais maman, je ne onnais pas mon père et tu ne m'as jamais parlé de lui. Chaque fois que je pense à lui, j'imagine à toutes les hypothèses sans pouvoir être fixé. J'ai peur de savoir la vérité mais je veux savoir.

Sa gorge était nouée par une sécheresse de salive.

- OUI je ne t'ai jamais parlé de lui. Que veux tu savoir ?

- Tout ave un grand T.

- Bien je vais tout te dire. Ton père était un bel homme ave un teint noir, gentil, courtois, corret, attentionné, et plein de délicatesse comme toi.
Il était un journaliste, talentueux dans sa profession qu'il venait à peine de commencer. Il détestait le mensonge et avait érigé la vérité, le respect de l'autre, la sincérité et le courage en principes cardinaux de sa vie. Il était juste te généreux.

Les larmes de Babacar oulaient sur son visage crispé sans qu'il ne pleure en silence.

Sa mère s'était brusquement tue comme si les mots avaient déserté sa bouche.


Babacar la relança.

- Si je comprends, mon père n'avait que des qualités ?
Elle ne répondit pas.
En quelle année vous étiez vous mariés ?
Ellle ne répondit pas.

- Maman, s'il te plait, réponds moi, je veux savoir.
- Mon fils, ton père et moi n'avons jamais été mariés.
La tête baissée, les lunettes enlevées et posées sur le quéridon elle se mit à pleurer chaudement.

Babacar eut aussi envie de pleurer mais fit un suprême effort pour se retenir et soulager sa maman en silence en lui caressant les épaules et le cou après être venu se mettre à côté d'elle?

- Dis moi Maman, quand et de quoi est-il mort?

- Il n'est pas mort mon fils.

- Tu veux dire qu'il est vivant ?

- OUI.

- Alors où est t-il ?

- Je ne sais pas.

- Maman, je t'en supplie. c'est la première bonne nouvelle que tu me donnes. Je t'en coujure , dis moi où il est.
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# Posted on Friday, 13 October 2006 at 11:53 AM

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 00:39

- Je ne sais pas.
- Alors dis moi quand l'as tu vu pour la dernière fois ?

- Avant ta naissane.
Un long silence et pesant.

- Tu veux dire qu'il t'a abandonné et ne m'a pas reconnu ?

- Oui, mais ce n'était pas sa faute. Il m'aimait et voulait m'épouser.

- Alors, pourquoi ne vous êtes pas mariés?

- Sa famille ne voulait pas de ce mariage.
- Pourquoi?
Elle se mit à pleurer à chaudes larmes.
Puis elle se calma.

- Pourquoi sa famille ne voulait pas de e mariage ?
- Pour des raisons de caste.
- Tu veux dire que mon père est casté ?

- OUI- oui mon fils.
- Tu ne le savais pas?
Si mais je m'en foutais on s'aimait et 'était tout.
- Alors pourquoi n'avait t-il pas pris ses responablités ?
- Sa famille lui avait demander de choisir entre elle et moi.
- Mais il pouvait quand même me reonnaître !

- Il n'en n'était pas question pour sa famille.

- et après?
Il m'a laissé une lettre pour me dire qu'il partait à une destination inconnue. Et depuis, plus personne n'a de ses nouvelles. Cela fait 33 ans.

- Tu as toujours cette lettre ?
- OUI
- Est ce que je peux la lire Maman, s'il te plaît?
- Je ne l'ai pas ici. Je l'ai laissée à dakar, dans le tiroir de mon chevet.

- Alors pourquoi m'as tu toujours fait croire que ton mari était mon père?
- C 'est une coinidence que lui et moi avons le même nom. Je royais bien faire mais si je t'ai fait du mal, excuse moi.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 01:52

-Non,il n ya pas d excuse, ton mari au moins a joue le jeu, a assume et m as donne la meme affection qu il eprouve piur ses enfants.
-Maintenat,je suis fatiguee et eprouvee Babacar.Je redoutais tellement ce jour qu il me hantait. J ai envie d aller dormir,je ne tiens plus.Je vais prendre des tranquilisants pour dormir.On en reparlera une autre fois.
-Non maman,on en parlera plus jamais.Je n ai plus envie de te voir injustement souffrir le reste de ta vie.Je veux te dire que malgre ma peine,je t aime plus encore parce que tu es devenue pour moi un pere et une mere.
*-Oui, moi aussi je ne veux pas te voir souffrir le reste de ta vie.
*-Ne ten fais pas maman.Je souffrai parceque je ne savais pas,maintenat que je sais je vais resister et essayer d assumer autrement que mon pere.
-Tu lui en veux?
*-Je ne sais pas,maintenant,je temmene te coucher.
*-Merci mon fils.
Le lendemain, malgre le renforcement de l affection qui nous unissaient,chacun de nous avait l impression que quelque part une chaine s etait brisee a tout jamais.De nouvelles relations plus fortes et plus confuses etaient nees entre nous..
Alors I brahima, je sais qu apres t avoir raconte cette histoire,tu sais parfaitement ou je veux en venir avec toi.Tu dois maintenant avoir compris pourquoi j ai ete hostile a ton mariage avec Yacine.Je ne voulais pas que ce qui m est arrive t arrive,ou a tes enfants.Je ne savais pas comment te le dire surtout que, sans avoir compris, vous aviez accepte de vivre en silence complice pour ne pas contrarier une mere et une belle mere poutant intolerable et impardonnable a tous points de vues.
Vous n avez jamais rien dit bien que vous souffriez comme cela n est pas immaginable,le tout,dans le respect,la tolerance,la dignite et l elevation d esprit que je n ai jamais soupconnès.Je suis d autant plus desolèe et malheureuse davoir fait ecran dans ton foyer et isole ta belle famille de nous.Tu n es pas de meme pere que babacar.Voila pouquoi j etais tantot gauche avec toi,souvent dure avec Yacine.Je sais que tu as du te demander plusieurs fois si j etais ta mere ou si je t aimais comme une mere doit aimer son fils.
.....

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 02:43

Oui,je sais et je confesse que par instinct maternel,je vous ai fait du tort et du mal, empoisonnant la quietude de votre vie de couple.Mais je ne me rendais pas compte qu en agissant ainssi,je tombais dans le piege dont je voulais vous preserver.A present je te presente les sinceres excuses d une mere cnfuse.Pardonne moi pour tout le mal que je t ai fait et que je n ai mesure qu apres mon entretien avec babacar.Je demande surtout pardon a ton epouse Yacine dont j imagine maintenant dans quel lucifer je l ai fait injustement vivre.Je sais que toute la famille me desaprouvait mais pour eviter de me faire mal et d e de briser le fil familial s abstenait de toute observation ouverte.Crois moi,ton pere en a beacoup souffert et me l a souvent reprochè dans la confidatialitè de la chambre conjugale.Je vais meme t avouer qu il en a pleurè plusieurs fois mais il ne voulait pas me desavouer devant vous au nom de l harmonie familiale .Crois moi,ton pere est loin d etre faible.Il avait la delicate mission de preserver l equilibre familiale face a mon intransigeance aveugle et idiote.C est vrai que le chemin de l enfer est pavè de bonnes intentions parcequ en voulant bien faire je faisais souffrir tout le monde.
Au bout du compte je n etais ni une bonne epouse pour ton pere ni une mere adorable pour toi ni une une belle mere comode pour ton epouse.
Maintenant,j ai compris, trops tard, peut erte,que quand les sentiments inhibent la raison,la clartè de la lucidite s assombrit.Je te demande de faire lire cette lettre a yacine,peut etre que cela l aidera a me pardonner parceque derriere son innocence et son caractere effacè,elle est en verite la plus grande victime de mes betises.
-Pardonnez moi.
-Pardonnez moi encore et je vous promets qu a mon retour....
maman qui t aime et t embrasse affectueusement.Abientot.
RAMA.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 03:06

hi that s me .
j ai bien recu ton bouquet de fleurs .big thanks.
let s just share what we feel and think.
life is the best school so long life to you .
friendly.
peace and god bless you.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: abss
Date: 02-08-2006 10:04

salut krissa
je suis encore là pour te dire que je commence ma journée en te lisant. maintenant tu as un fan's club qui s'agrandit tous les jour donc tu es obligé de nous satisfaire et on compte sur toi
bonne chance
God bless you

25-30

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: moictou
Date: 02-08-2006 10:14

Pour sûr, on est toujours au rendez-vous
Attendons impatiemment la suite
Bonne continuation!

25-30

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: 4 pommes
Date: 02-08-2006 14:29

salut, krissa,

cé vraiment tré beau et tré généreux tout ce qui écrit sur sentoo. Faire partager tes connaissances avec des gens qui adore ce que tu fais.

Moi de ma part j'adore tes écritures encore une fois félicitations et manchahalla.

Seulement j'avais un petit conseil à te donner, de rédiger l'intégralité de ton texte, de l'imprimer, d'aller à BSDA en payer les droits d'auteur, car on ne sait pas ce qui peut arriver sur le net car nous vivons aujourd'hui dans un monde inonder de pirateurs, et j'avoue que ton texte si tu y tien bien peut servir d'un roman PENSE S'Y.

J'ai aussi une question à te poser : quel age as tu?

Merci pour tous; on attend la suite

Bisous

25-30

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 15:01

Bien que secoué par un violent vertige, il ne laissa échapper aucune larme.
Il ne pouvait pas définir le sentiment qui l'animait tellement il était diffus et confus. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il était pressé que Yacine lise elle-même la lettre qu'il plia et rangea soigneusement dans la poche de son pantalon.


Tantôt il pensait à son épouse et tantôt, il tentait de penser à des éléments de réponse à la lettre de sa mère qu'il savait ne plus vivre des moments agréables.

Le lendemain après-midi, il fut convoqué dans le bureau du régisseur par un gardien de prison.

En s'y rendant, il se demandait ce qu'il avait bien pû faire pour avoir l'honneur et le privilège d'être reçu par le régisseur. Quand il entra dans le bureau de cer dernier, il vit son père et son beau père en train de parler avec le régisseur.


- Bonjour papa, bonjour tonton.

- Bonjour Ibrahima.

- Bonjour fiston.

Le régisseur lui dit " Assieds toi, tes parents sont venus te voir pour un entretien.

- Pourquoi un entretien dans votre bureau ?

- Ils voulaient obtenir de moi une permission pour toi demain matin mais je suis au regret de ne pouvoir accéder à leur requête.

- Mais que se passe t-il ? Une permission pourquoi ?

- Fiston, nous voulions que tu puisse assister à l'enterrement demain matin.

- Qui est mort ? Dis moi Papa, qui est mort ?

Son père lui tendit un certificat de déces.

- Yacine ? ? ? non Yacine ? ? ? non papa, dis moi que ce n'est pas vrai.


Personne ne lui répondit.

Le régisseur :
Gardien, emmenez -le chez l'assistante sociale et prêtez - lui main forte.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 15:53

Le lendemain matin, il se réveilla difficilement et constata à ses premiers pas qu'il titubait comme une vache folle. Il comprit qu'on lui avait administré une substance pas trop orthodoxe de la famille des benzodiapines. Il était seul dans une cellule. Après sa douche et son petit déjeuner, il revint s'étaler de tout son corp.



Il vait l'impression d'avoir devant lui un poste téléviseur qui retransmettait les événements en direct.

Il y avait beaucoup de monde à la morgue. Certains pleuraient, d'autres en transe, d'autres gardent une dignité sans faille.

En face de la porte des pompes funébres, il y avait Pape Sidy, Saly, Oumar et Assane à côté de ceux qui tiennent les membres de la famille de la défunte. La porte s'ouvre et il y eut un petit mouvement de foule. Sur un brancard, la dépuille de Yacine est posée enveloppée par un pagne tissé aux couleurs sombres. Le corbillard, suivi d'un cortège funébre prend la direction des cimetières.


Apres la prière aux morts, la dépouille est déposée devant le trou déjà creusé. Un trou dans lequel on entre en laissant dehors tous les problèmes du monde. Impôts, maladies, douanes, la pauvreté, l'amour, la haine, l'envie, la trahison la déceptio, les charges etc..............

Un trou qui, une fois refermé, est source de nouveaux problèmes pour les autres, la douleur des parents et amis, la solitude de la veuve et des veufs, le malheur de l'orphelinat, le drame des famille brisées, les insomnies tyraniques pour les êtres chers.

Apres la première poignée desable jetée par le père de la défunte, il ferma les yeux et s'endormit jusqu'à 17 heures. Sur les mûrs de sa cellule transformés en écran de télévision, il revoyait de façon sporadique certains souvenirs vécus avec Yacine depuis qu'ils s'étaient connus.

Plus tard.

- Tu as une visite de ton père.

- Encore lui !!!

- Bonjour papa.

- Bonjour fiston.

- J'étais pressé de te voir.

- Je sais que tu dois te sentir seul mais tu sais que je n'ai pas le droit de rester.

- Je ne te demande pas de rester, je veux te parler.

- De quoi ?

- De quoi Yacine est morte?

- Pourquoi cette question?

- Hier tu m'avait montré le certificat de déces et non le certificat de genre de mort.

- Je veux connaître la cause médicale de la mort.

- Je n'ai pas de papier ici mais il y est inscrit " hémorragie suite à une tentative d'avortement".

Après une longue réflexion.

- J'ai tout compris.

- Qu'est ce que tu as compris ?

- Je t'en parlerai la prochaine fois, tu dois être fatigué comme tout le monde mais je voudrai te demander une chose.

- Quoi ?

- Je veux que tu mènes des investigations au niveau de l'hôpital parce que j'entends porter plainte contre le ou les médecins qui en sont responsables, je te constitue comme Avocat dans cette affaire. Maintenant, je peux te recevoir dans la salle des Avocats.

- Ibrahima, tu perds la tête ? Excuse- moi, je voulais te dire que tu es fatigué et que tu devrais te reposer.

- Non, si tu veux je t'expliquerai en détails la prochaine fois. Mais je t'avertis dès maintenant que je ne laisserais jamais tomber cette affaire. Quitte à constituer un autre Avocat.

- Bon d'accord, on en reparlera.

- Merci, tu as informé Maman ?

- Non.

- Pourquoi ?

Silence.

- Pourquoi ?

- Je l'ai appelé mais je ne l'ai pas eue.

- Mais tu as au moins eu quelqu'un.

- Non, en vérité, je n'ai pas appelé.

- Pourquoi ?

- C'est Babacar qui m'a appelé.

- Alors, tu en as profité pour lui dire?

- Non, c'est lui qui voulait me parler.

- De quoi ?

Un long silence.

- De quoi ?

- Ta mère a fait un accident.

- De quoi ?

- Un accident avec une voiture qui l'a heurtée alors qu'elle se promenait.

- Quand ?

- Aujourd"hui même.

- Est - elle gravement blessée ?

- Oui.

- Qu'est ce qu'elle a ?

- Je ne sais pas.

- Elle est à l'hôpital ?

- Oui.

- Tu dois appeler Babacar pour lui dire de ne pas l'informer?

- Je pense que c'est pas la peine.

- Tu as perdu la tête papa ?

- Non.

- Alors pourquoi tu ne veux pas appeler Babacar ?

- Ta mère est déjà morte mon fils.

- Gardiens, appelez vite un médecin, monfils est tombé en syncope.


Une heure après.

- Bon, il revint à lui. Maintenant il faut qu'il mange beaucoup de glucose. Après je lui ferai une injection pour qu'il dorme tranquillement jusqu'à demain.
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# Posted on Friday, 13 October 2006 at 11:54 AM

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience

les aventures de Pape Sidy : Tom 1 : Les couleurs de la conscience
Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 16:47

Le père rentra chez lui et décida ne pas informer ses enfants, tous regroupés au salon, en silence. Ils mangèrent ensemble sans appétit le repas que la famille de Yacine avait envoyé. Il s'excusa et se retira dans sa chambre pour dormir. Plus tard, ses enfants firent comme lui. La nuit fut longue pour chacun d'eux.

Le lendemain matin à 9heures, ils se trouvent tous sur la table pour le petit déjeuner. Pape Sidy est en face de Saly, de Oumar et de Assane.


- Vous allez bien ?

- Oui papa.

- Et toi ?

- Moi, ça va mieux, je dois vous avouer que je suis fatigué et éprouvé.

- Eprouvé ?

- Oui Saly je suis très éprouvé.

- J'espère que tu n'es pas éprouvé parce que tu as Maman nous éloigner tous de Yacine et de sa famille.

- Je dois vous parler mais je sais pas où commencer. Tout ce que je sais, c'est que vous devez être forts.

- Très Fort ?

- Oui. Est ce que je peux compter sur vous ?

- Oui Papa. Nous t'écoutons : " dirent les enfants".

- Bon, je dois à la vérité vous informer que vous n'êtes pas de même père que Babacar même si vous portez le même nom.

- Comment ça ! c'est après tant d'années que tu nous apprends que notre frère n'est pas notre frère mais notre demi-frère ?

- Hélas oui. Et je ne vous l'aurais jamais dit si je n'étais pas contraint de le faire.

- Alors, explique nous pourquoi tu es contraint de nous informer aujourd'hui.

- Cela ne va plus entre vous ?

- Si, tout va très bien.

- Et alors ?

- Il faut bien que quelqu'un vous le dise un jour.

- Pourquoi toi et non Maman ou Babacar lui-même ?

- Je ne suis pas sûr que Babacar est au courant.

- Mais Maman pouvait et peut encore nous le dire.

Un long silence.


- Oui Oumar, tu as raison. Mais à présent, je crains fort qu'elle ne puisse plus jamais le faire.

- Et pourquoi ?

- Doucement Saly, je vais vous répondre.

- Allons s'il te plaît, nous avons envie de savoir.

- Hier, vers 14heures, lorsque nous étions tous aux funérailles de Yacine, j'ai reçu un coup de fil de Babacar m'informaant que votre Maman venait de faire un accident de voiture très grave.

- Maman ?

- Oui.

- Que lui est il arrivé.

- Tout ce que je ne souhaitais pas.

- Elle a perdu l'usage de la parole ? Elle est paralysée?

- Elle aurait été heureusesi ce n'est que cela.

- QU'est ce que tu veux dire ?

- Ce que vous refusez d'accpeter.

- Tu veux dire que Maman ................ ?

- Oui, hélas oui mes enfants.

Il lui fallait plus de trente minutes pour venir à bout de l'hystérie de ses enfants.

Il ne me reste que vous et Ibrahima et Babacar. J'ai besoin de votre force.

Nous devons tous nous soutenir dans une solidarité sans faille. C'est tout ce que nous pouvons et devons faire. Malgré notre peine sans limite toute autre atitude ne paraît relever du superflu. Promettez-moi d'être forts.

- Qu'est ce que nous allons faire maintenant ?

- Rien, attendre que Babacar ramène le corp. Il est en train de s'en occuper. D'ailleursje dois l'appeler pour m'informer et le soutenir.

- Papa, dis nous tout. Babacar, c'est aussi le fils de Maman ?

- Oui, je vous confirme que c'est son fils mais je souhaiterais que nous rappelions de tout ça plus tard.

- Et qu'est ce que nous devons faire maintenant ?

- Aller soutenir la famille de Yacine et moi je vais voir ce que je peux faire pour aider Babacar.

- Doit-t'on les informer ?

- Non.

- Je le ferai en temps utile. Vous êtes les premiers à qui j'en ai parlé.

- Et Ibrahima ?

- Oh oui. J'avais oubliais. Je lui ai dit hier.

- Le pauvre.


A nouveau, les larmes silencieuses de Oumar et les cris interminables de Saly. Assane, impassible, ne bronchait pas.

- Papa, papa, je veux voir Ibrahima s'il te plaît.

- Non Saly je t'en prie, il te faut un permis de communiquer et je n'ai pas de temps de m'en occuper. Et si tu veux mon avis, ta visite lui fera bien plus de peine que de bien contrairement à ce que tu penses. Faîtes comme j'ai dit et ce sera moins compliqué.


- Et le corp arrive quand ?

- Je ne sais pas encore. Je dois appeler Babacar, je vous dirai dès que je serai fixé. Mais promettez-moide n'en parler à personne. Promis.


- Promis.

- Oui papa chéri.


Trois jours après, vers 14heures.

Bien plus tard.


Ils étaient tous à l'aéroport attendant tranquillement en silence.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: that's me
Date: 02-08-2006 18:18

Oui c vrai que le fan's club s'est agrandi. D'ailleurs j'en ai parlé à beaucoup de mes amis pour qu'ils ne ratent pas cet MERVEILLE qui se déroule présentement sur Sentoo....... mais nak ..... il faut réfléchir sur ce qu'a dit l'autre: aller à la BSDA sinon ............ ils sont partout dé ........ les voleurs de mind .

Think about it !!!

35-40

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 03-08-2006 01:56

HI ABSS MERCI POUR TA REGULARITE OU PONCTUALITE OU LES DEUX.CLIN DOEIL AUX MEMBRES DU CLUB QUI BLESSE MA MODESTIE. JE VOUS PROMETS DE FAIRE DE MON MIEUX MAIS JE COMPTE AUSSI SUR LA SENELEC.
H I MOICTOU.
UN TRES GRAND MERCI A TOI.SI TU AS UNE CONNAISSANCE A LA SENELEC PEUT ETRE QUE....TU VOIS CE QUE JE VEUX DIRE. KISS.
H I 4 POMMES
DE TES COMPLIMENTS JE SUIS FLATE
DE TES CONSEILS JE TE REMERCIE INFINIMENT.
DE TES LEGITIMES PREOCUPATIONS FONDEES
JE CHERCHE AUTANT QUE JE PEUX A TE RASSURER EN TE DISANT CECI:
BSDA OAPI ACCORDS DE BANGUI DU 7 MARS 1977 +LES PROTOCOLES ADDITIFS .JE CONNAIS BIEN. T INQUIETTE PAS MA SOEUR.
POUR LE SURPLUS JE PREFAIRERAIS ET AIMERAIS CORRESPONDRE AVEC TOI PLUTOT QUE DE TE POSTER MON AGE.
MAILE-MOI ET JE TE REPONDRAI AVEC PLAISIR.
VOICI MON E MAIL: detoutefacon1@yahoo.fr JE REPONDS D AILLEURS A TOUS CEUX QUI M ECRIVENT. JE SUIS TRES OPEN
H I THAT S ME
THANKS FOR ALL. BUT DON T WORRY I TAKE HOLD OF MY MIND AND WHAT I DO. BIG UP TO YOU AND ALL YOUR FRIENDS. NOW TEY ARE MINES TOO . AREN T THEY?
TAKE CARE OF YOURSELF ONE DAY DAY OVERCOMES.......I KNOW YOU DIG ME..
SO LET S GET IT ON AND NEVER FEAR FOR...

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 03-08-2006 02:09

BONJOUR ABBA EXCUSE MOI JE ME SUIS RENDU COMTE QUE JE NE T AVAIS PAS REPONDU.
CELUI QUI SAIT RECONNAITRE UN TEXTE POETIQUE EST UN POETE PUISQUE SEUL LUI CONNAIT LA POESIE. ALORS LAISSE MOI T APPELER LE POETE SURTOUT QUE TU DISTINGUE BIEN LA FORME DU FOND.J ESPERE QUE NOUS EN REPARLERONS COMME TU LE DIS SI BIEN ALEA JACTA ES.PEACE AND LOVE.
MERCI POUR TOUT.

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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 03-08-2006 03:51

-Papa, pourquoi on ne vas pas a l arrivee comme tout le monde?
-Oumar,le cercueil ne fait ni partie des passageres ni des bagages.C est comme un colis que l on envoie en fret et les colis passent par la pour les formalites de dedouanement.
-Mais mamn etait partie en passagere et non en colis!
Pape sidy lui serra la main pour mettre fin a l entretien,ce que Oumar comprit.Malgre ses lunettes fumees pour cacher ses yeux rouges,Saly etait obligee d essuyer de temps en temps ses larmes.Tous les trois formaient la premiere rangee avec Assane.
Derrriere eux, au grand complet,toute la famille de yacine se tenait dignement dans l epreuve.A la troisieme rangee,il y avait les parents et les amis des deux familles.L attente parut tres longue a la foule.Pourtant l avion avait atteri depuis plus d une heure.
Assane poita son doigt sans rien direTout le monde regarda vers cette direction.
Babacar poussait vers eux un chariot sur lequel etait pose un cercueil .Chacun sortit son mouchoir pour essuyer ses larmes en tentant d etouffler des sanglots qui voulaient a tout prix exploser.Saly ne put se retenir et papis qui n etait pas loin d ellefut obligè de la faire sortir des rangs.
Pape sidy alla le premier a la rencontre de Babacar et les deux hommes s etreignirent si fort au point de s etouffer et chacun laissa tomber une larme au coin de l oeil sur les habits de l autre.Puis a deux ils pousserent le chariot en direction de la foule.Le chauffeur mit en marche le corbillard et doucement fit une marche arriere vers la depouille.
Le cercueil fut portè a l intrieur par pape sidy le pere de yacine,Babacar,Oumar et Assane.
Le corteige s organisa et s ebranla vers les cimetieres ou Rama fut enteree a cote de la tombe de Yacine mise en terre quatres jours plutot.
Le soir,quand les personnes venues presenter leurs condoleances se dissipaient,Babacar remarqua seulement a ce moment qu il n avait pas encore vu Ibrahima.Il posa la question a Pape sidy.
Des explications.Des pleurs.Des syncopes.Des medecins.Une scene indescriptible due a la deffaillance de tout le monde.
La nuit fut longue parceque personne ne tenait le coup, chacun etait accrochè a son chapelet et ses prieres.
Le lendemain vers 17heures,Pape sidy,Babacar,le pere de Yacine et Oumar allerent prier sur les tombes des deux defuntes avant d aller rendre visite a Ibrahima que l assistante sociale ne quittait plus d une semele dans son lit d infirmerie de la prison.
Il comprit qu on avait deja enterre sa mere et se jeta dans le desordre sur chacun d eux.qu il serra fort et longtemps sans laisser tomber une seule larme.Il n echangea avec eux aucun propos ni ne posa de question a personne.
Avant leur depart il montra un papier a son pere et ce dernier comprit qu il devait etre jugè la semaine prochaine.Il lui remit le papier en le tapotant a l epaule avant qu ils ne prirent conge de lui.
Babacar rentra deux jours apres parceque son epouse et son fils etaient seuls et il devait reprendre son travail.Pour eviter le scenario bis de son arrivee, seul Pape sidy l accompagna a l aeroport.
LE JOUR DE L AUDIENCE.
-Vous etes ne le 11 septembre a Dakar.Vous etes fils de Pape sidy et de Rama votre defunte mere.Vous etes etudiant en deuxieme annee de sociologie.Etes vous marie?
-Je suis veuf.
....

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# Posted on Friday, 13 October 2006 at 11:56 AM