Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 29-07-2006 18:55
UN PEU PLUS LOIN.
-Bonsoir monsieur.
*-Bonsoir. Ah,je vous reconnais.C est vous qui etes passe tout a l heure?
-Oui.
-Voila les clefs, le proprietaire m a dit que vous devez etre la a 2heures.
*-OK,c est entendu.
-Papis, c est laquelle?
-La blanche. C est qui est juste a cote de toi.Attendsque je rentre le premier, tu me donneras les paquets apres.
-OK,tiens les voila.
-C est bon,maintenant a toi de de venir.Doucement.Donne moi la main.Voila.Fais attention aux paquets, ils sont devant toi.
-Tu as bien fais de m avertir sinon j allais tout pietiner.
-Bon, il est 23h 50,nous avons 5 minutes de retard par rapport aux previsions.On peut y aller?
-Bien sur cheri.
........
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 29-07-2006 23:33
La vedette dechirait l ocean noire en tracant un couloir d ecumes argentees qui se disolvaient dans la mer au fur et a mesure que la frele embarcation s eloignait du port.La vitesse etait si forte que le vent arrachait aux yeux de papis des larmes et gonflait son chandail jaune comme un ballon.Les cheveux de Saly volaient en l air malgre le chignon qu elle avait mis apres avoir defait ses tresses dans l apres midi.
Pour retrouver son equilibre,elle etait venue derriere Papis qu elle serrait a la ceinture par les deux bras.Papis,les mains crispees au volant,foncait vers l infini comme un pilote de formule 1 condamnè a vaincre ou perir.
sept minutes apres le depart,il eteint le moteurdont le bruit assourdissant est brusquement remplace par un autre bruit semblable a celui d un balon perce en plein vol qui rappelle le sifflement d un serpent.Le volume des ecumes diminuait proportionellement a la diminution de la vitesse de la vedette que l energie cinetique propulsait de moins en moins.
Il monterent tous les deux sur le pont avant de la vedette,debouts,la main dans la main,regardantensemble la pleine lune venue les epier ou leur dire "bonjour".
Il entendirent soudain une grande detonnation derriere eux.Ils se serrerent l un l autre en tournant leurs regards vers le ciel traversè par un feu d artifices brillant de mille couleurs.
l e ciel ressemblaient a un cirque ou des acrobates en lumiere dessinaient en mille etincelles des figures geometriques diverses.L ascention des feux vers le ciel etaint toujours freinee par le toit du monde qui les renvoyait vers la terre apres les avoir embrasses et brises en une multitudes de couleurs evanescentes.Pendantque les feux d atifices montaient comme des fusees,d autres descendaient paraisseusement,le tout dans un vacarme d armes a feu dont les echos se repandaient,se croisaient,se melaient comme pour creer la terra incognita.Leurs yeux s emerveillaient du spectacle,leurs coeurs battaient au rytme des detonnations multicolores.
-Il est minuit Papis!
-C est le premier janvier Saly!
Ils s embrasserent tres fort et tres longuement pour enterrer l annee finie et accueillir celle naissante.
...........
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 31-07-2006 02:23
-C est ici et maintenantque j avais decide de te souhaiter un bon anniversaire.
-Merci pais,je croyais que tu avais oublie.
-voici ton cadeau.
-Qu est ce que c est?
-Tu verras quand tu ouvriras.
-Tu es adorable cheri.
-Maintenant comment veux tu que je te souhaite la bonne annee?-Comme c etait convenu.
-Tu as ton maillot de bain?
-Comment peut on prendre un bain de minuit sans un mailot? Regarde et dis moi s il te plait.elle se deshabilla et se mit devant lui.
-Devant les deux pieces jaune et noire qui epousaient a merveille les rondeurs du corps de Saly,les perles multicolres qui entouraient sa ceinture Papis ne put que lacher un long siflement de compliment.
-Merci, jai tout achete ce matin quand je faisais mes courses.Je suis contente qu ils te plaisent.
Papis se deshabilla a son tour jusqu a ce que sa nudite ne fut couverte que par un bermuda noir et blanc.
-Il est beau ton maillot aussi.
-Merci.
Ils avaient limpression que la terre, en leur envoyant tous les feux dartifices, rivalisait de beaute avec le ciel au point de rendre jalouses les etoiles qui avaient fuguè cette soiree la.COLLES L UN A L AUTRE, TREMBLOTANT DE FROOID venu d un vent glacial, ils regarderent le spectacle jusqu a ce que l intensite des petards deviennen tde plus en plus sporadique.
-Alors!
-Alos!
Ils plongerent tous les deux dans l ocean eclairè par le claire de lune.Ils ne reapparurent qu une minute apres et se raprocherent pour s agripper l un a l autre.Malgres le froid ambiant.l eau etait plutot tiede.
Ils se baignerent longtemps en se parlant sans que vraiment l un d eux puisse entendre distinctement les paroles de l autre.I ls continuerent jusqu a epuiement.Ils n eurent alors d autre alternative que de rejoindre le pont de la vedette,moilles et haletant.
...................
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 31-07-2006 02:29
A TOUS LES FOROMISTES QUI SUIVENT AVEC INTERET CE POSTE, JE PRESENTE MES SINCERES EXCUSES ET PROMETS DE FAIRE DES EFFORTS POUR LA SUITE.
PEACE TO ALL.
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: farouche
Date: 31-07-2006 08:35
Salut !
Allez Krissa on attend impatiemment la suite!
20-25
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: abss
Date: 31-07-2006 09:42
salut krissa
c'est vrément trés gentil de ta part de nous faire bénéficier de ces merveilles
on attend la suite
25-30
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: nikita22
Date: 31-07-2006 16:13
Bonjour
c'est vraiment intéressant
je ne sais pas comment ça va terminer
mais je crois qu'il vaut la peine de lire chaque jour pour voir
bonne continuation
25-30
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 31-07-2006 23:39
SALUT FAROUCHE MERCI POUR TON INTERET.J ESPERE QUE TU APPRECIERA JUSQU AU BOUT.
ABS,JE VOIS QUE TU ES FIDEL ET INTERESSE.PEACE TO YOU MY FRIEND
.NIKITA22 UNGRAND MERCI A TOI.
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 01:47
Saly qui avait quiite le pont,y revient 3 minutes apres avec les serviettes et le paquet posè entre eux.Ils sont assis tous les deux,face a face, les jambes croisees.
-Tu as emmene mes cigarettes?
-Oui,je t ai deja demande plusieurs fois d arreter de fumer et tu m avais promis.
*-Oui tu as raison.Mais ne penses tu pas que je suis quelque part victime du phenomene d accoutumance creè par ces multinationales de la mort a qui nos chefs d etats n osent pas opposer des lois anti tabac. AH argent quantd tu nous tiens.!
-AH cigarette quand tu nous tiens tous les arguments y passent.
- C est promis cherie,j arrette aujourd hui.
-Merci cheri.
Apres s erte recouvert le corps de sa serviette,il allumaune cigarette avec son briquet et aspira une longue bouffee qu il savoura.
Cet a ce moment precis qu il avait l impression de dire au revoir a l annee mourante et bienvenue a celle qui etait en train de s eclore comme une rose timide et porteuse d un avenir radieux et chargè a la fois.
Saly le regardait fixement et amoureusement.Il lui rendit le meme regard.Ils se retrouverent cote a cote,corps a corps les serviettes dans tous les sens sous les lumieres vives et desordonnees du port derriere lequelles ils immaginaient la clameur du buit desfetards de la saint sylvestre qui inondaient le ciel d artifices eteincelants.
-Alors, tu ouvres ton paquet?
-C est ce que j allais faire.
Elle sortit un petit gareau surlequel il est ecrit"1 janvier","bonne annee.".
Ils le degusterent dans un silence total que brisaiaient,de temps en temps,de faibles clapotis sur la coque du bateau dont la couleur est factorisee par les lumires qui voilent le ciel.
-Qu est qu il y a a boire?
-Devines.
Du jus de bissap?
-Non,du jus de fruit de la passion.
-Comment as tu fait pour savoir que cest ma ma boisson preferee?
-Je suis une femme non?
Papis ne repond pas comme s il est absent.Saly lui dit:
-PAAAPIS!!!
-eh,oui.
-Je sais qu il y a quelque chose,s il te plait ne me dit pas qu il n y a rien,je ne te croirai pas,je te connais assez tu sais!
-Oui,il y a quelque chose,veux tu que je te dise?
-Non,pas ce soir.J ai envie de m eclater avec toi.
quelques instants apres, ils allerent jusqu au quai sans rien se dire.A l embarcadere,ils prirent un taxi et Papis deposa Salychez elle et fit seul le reste du chemin qui le menait chez lui.
Une heure plus tard, chacun dormait chez lui,a poigs fermes comme pour ne pas assister aux funrailles du 31 decembre que le jour de l an venait enterrer.
LE LENDEMAIN A 14HEURES,AU DOMICILE DE SALY.
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 02:38
La sonnerie reveilla Saly qui dormait encore.Elle se leva difficilement apres s etre longuement etiree pour tituber vers la porte.
-AH c est toi Ibrahima?
-Que se passe t il ici? On dirait que la maison est deserte.
-Tout le monde dort.
*-Ca ne fait rien,c est toi que je veux voir.
-On dirit que tu n es pas bien!
-Tu ne peux pas mieux dire.
-Alors, laisse moi le temps de me debarbouiller et je suis a toi.
QUELQUES MOMENTS APRES.
-Que puis je faire pour toi?
-Jai besoin d argent.Ma femme est tres malade et souffre de maux de ventre atroces.
-Et qu est que tu veux faire?
-J ai besoin de 20 000 f pour qu elle puisse aller voir un gurisseur avec sa mere qui est a la maison.
*-Ecoutemoi Ibrahima,je pense que tu n es pas sur le bon chemin.
tu devrais parler a papa et a maman meme si c est diffile pour toi.
*-J en ai assez d entendre le meme disque raye.
*-Je sais, mais ce n est pas une solution de ne t ouvrir qu a moi.J ai bien 20 000 f a te donner mais tu sais tres bien qu il m arrive d etre faucheè comme un rat d eglise.Et puis tu as besoin du conseil de tes parents et de leur soutien.Cela te donnera de la force et te remontera..Tu ne penses pas?
Saly sortit dela chambre pour revenir deux minutes apres.
-Tiens voila 25 000 f mais promet moi de parler a tes parents avant de partir.
-Merci,mais puisqu ils sont en train de dormir ce n est pas la peine de les derranger.
*-Non d habitude a cette heure ils sont deja reveilles.
-Non Saly!
*-Assieds toi et laisse moi faire.
Dix minutes apres les parents le rejoignirent au salon ou il etait assis, la tete entre les deux mains.
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 03:48
-Bonjour papa,bonjour maman.
-Bonjour fiston,tu as l air intrigue!
-Non papa ca va.
-Allons Ibrahima,dis nous ce qui ne va pas.
-Tout va bien maman.j avais j avais juste besoin d un peu d argent pour soigner Yacine qui est malade.Saly m en a remis .Tout va bien maintenant.
-Mais qu est ce qu elle a? Tu peux me parler tu sais que je suis une femme.Des maux de ventre de quelle nature?
-Je ne sais pas. Elle ne m en a pas dit plus.
-Je sais que tu as mal mon fils mais je dois te dire que tu n es pas au bout de tes peines tant que tu penses pouvoir vivre avec une epouse castee.
-Ca va maman, tu me l a dit mille fois.
-Alors pourquoi t entetes tu?
-Je l aime maman.
-Tu vois bien qu au lieu d amour, tu vis de souffrances depuis que vous etes maries.
-Allons ca suffit comme ca,tu vois bien qu il souffre assez comme ca.Il n est pas neccessaire d en rajouter.
-Pae sidy, laisse moi parler a mon fils sil te plait.Si tu avais ete assez ferme pour t opposer a ce mariage on en serait pas la.A present tu es fatalement desarme devant ses problemes qui ne finissent pas.
-Arrette s il te plait,tu viens de l entendre te dire qu il l aime..Alors que veux tu que je fasse?
Ibrahima se leveet dit:
-Je prefere partir plutot que de vous voir vous chamailler.
-Non assied toi fiston, j ai quelque chose pour toi.
IL sortit une liasse de billtes qu il tendit a Ibrahima.
*-Merci papa Saly m a deja remis de l argent.Je m en sortirai.
_Allons prend je voulais te les remettre hier mais tu es parti precipitemment..
-Pape sidy ce n est pas avec des liassesde billets que tu regleras les problemes de ce mariage..
Ibrahima se decida a prendre l argent.
-Merci papa
-attends,j ai aussi quelque chose pour toi.VOILA DEUX PANTALONS, trois chemiseset une paire de chaussures.J espere que je ne me suis pas trompee et que tu chausses du 42?
*Oui maman,merci.
-Quand je faisais des courses j ai pense a toi.
-C est gentil maman mais je te fais observerque je ne vis plus seul, je suis mariè.
-C est vrai,tu as raison a mon retour des etats unis j offrirai un cadeau a ton epouse.
-Tu pars quand?
-Demain a 17 h.Tu seras a l aeroport?
-Si Yacine va mieu.x
Le telephone sonne.Pape sidy se leve et decroche le combine.
-Bonjour
...................
Je m excuse mais je ne reconnais pas votre voix.
...................
-Je vois, vous etes le beau pere de Ibrahima
.................
-Merci,je vous souhaite aussi une bonne et heureuse annee.
.................
-Oui,je transmettrai a tous.Oui, elle est la je vous la passe.
Iltendit le combine a son epouse hesitante.
.................
*-Merci
..................
-Merci pour tout.au revoir.
ELLE RACROCHA LE COMBINE EN DISANT:
.....
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: abba
Date: 01-08-2006 14:33
merci de nous offir des textes aussi poétics c'est une nouvelle facon d ecrire que j ai decouvert a travers votre plume.ALEA JACTA ESTE le sort en est jette vivement la suiteet desolé pour mesfautes
25-30
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: nikita22
Date: 01-08-2006 15:46
Bonjour Krissa
tu dois avoir un don ou un talent extraordinaire.
Je t'avoue que, une fois au bureau je ne peux pas commencer ma journée sans faire un tour aux couleurs de la conscience.
C'est devenu comme une drogue pour moi et je le guette tous les jours.
Du courage et bonne continuation et merci de ta générosité j'imagine que ce n'est pas facile en regardant les heures auxquelles tu écris.
Merci pour tout
25-30
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 21:03
- Ibrahima, C'était ton beau père qui appelait pour nous souhaiter la bonne année. Comment s'appelle t-il encore ?
- Ousmane . Maintenant je dois partir, on m'attend à la maison. Si on ne se voit pas demain, fais un bon voyage et transmets mon bonjour à Babaar et à sa famille. Au revoir.
Il les embrasse tous les deux, les larmes aux yeux.
Avant de refermer la porte derrière lui, il lança.
- Dites à Saly et à Oumar que je passerai les voir la semaine prohaine, après mes examens partiels.
Il courut rapidement hez lui où il ne trouva personne. Sa belle mère avait déjà trouvé de l'argent pour emmener sa fille hez le guérisseur. Il était embarassé et ne savait pas quoi faire.
Il demanda à la domestique de lui faire le lit où il s'affala pour plonger dans un profond sommeil.
Il fut réveillé deux heures et demi plus tard par l'arrivée des dames.
Il se leva et aida son épouse à se coucher. Il tenta en vain de rembourser sa belle mère les dépenses exposées mais celle -ci refusa catégoriquement en lui faisant observer qu'avant et après tout, Yaine était toujours sa fille. Elle donna même de l'argent à la domestique pour aller faire le marhé et préparer une soupe pour le soir.
Après quoi, elle prit ongé du couple en disant à Ibrahima :
- Si tu as besoin de nous, n'hésite pas, appelle nous sans gêne. A tes côtés nous serons toujours quoi qu'il arrive.
- Meri pour tout Tata.
- Ah j'oubliais, je voudrais que tu m'autorises à vous envoyer ma cadette qui en vacances pour vous donner un coup de main.
Comme ça, tu pourras préparer tranquillement tes examens parce que je pense que c'est dans quelques jours si je ne me trompe pas.
Ibrahima consulta du regard de Yacine qui acquiesta par un clin d'oeil.
- Oui Tata, elle peut venir.
Il l'accompagna jusqu'à la porte avant de revenir rapidement dans la pièce à cause du téléphone qui sonnait.
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: that's me
Date: 01-08-2006 21:28
That's Tremendous !!!
Sais tu que t'es en train de révolutionner le net ? Avec ce que t'es en train de faire le net devient plus vivant . Vas y fonce dans ton élan de générosité.
Mais seulement g une requete à faire : apprend moi à accoucher le potentiel qui sommeil en moi, tu veux bien ?
Please ; I beg you !!!!!!!!!
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 21:37
- Allo !
-.......................................................................................
- Ah tonton bonsoir.
-...........................................................................................
- Meri bonne année à toi aussi et à ton adorable famille. Que dieu vous paye tout e que vous faites pour nous au centuple.
-............................................................................................
- Oui elle est un peu souffrante, mais maintenant ça va mieux.
-.................................................................................................
- D'accord tonton je vous attends.
Il était seul avec Yaine.
- Yacine, omment vas tu maintenant ?
- Ibrahima, je vais comme tu me vois mais ne t'inquiète pas.
- Vous avez vu le guérisseur ?
- OUI.
- Et alors ?
- Il dit qu'il n'a vu aucun problème.
- Il m'a donné une potion et m'a remis le reste de la bouteille avec la prescription. " matin- midi- soi". Je lui ai demandé ce que je devais faire si le soir j'étais au ciel pour lui faire omprendre que sa potion ne me semblait pas aussi efficace que celle de Astérix ?
Il m'a répondu de façon péremptoire que je serai là ce soir.
Voilà tout. La bouteille est là -bas sur le buffet.
- Bon, on verra bien.
- Ibrahima !
- Oui.
- Ibrahima !
- Oui Yaine je t'entends, parle.
- Je veux te dire que je veux pas te voir ni inquiet ni malheureux.
- Ca va chérie, je te jure.
- Je t'aime à mort tu sais.
- Moi aussi. Bon je vais mettre un peu d'ordre dans la chambre parce que ton père vient de me dire qu'il vient avec toute la famille pour te rendre visite.
- Ne te fatigue pas trop, ils sont sans problème.
Quelques temps après, ils étaient tous là, le père, la tante, le fils aîiné, la grande soeur et la cousine.
Après 10 minutes d'une cordiale causerie, ils prient congé mais non sans que le père ne formula des prières pour la malade et pour tous.
Ibrahima veilla toute la nuit sur Yacine en apprenant ses cours. Le lendemain, il fur relevé par cette tâche par Soukeyna, la petite soeur de la malade que la belle mère avait lui avait envoyée.
A l'Université.
Dans la salle d'examens, il eut beaucoup de peine pour se concentrer sur son sujet parce que dans son esprit, défilaient par moments, les images de son épouse alitée, la dispute de ses parents, l'affection et la sollicitude de sa belle famille.
Il rendit sa copie à 13 heures et se dépêcha vers le restaurant universitaire.
Il mangea sur le pouce les pattes qui constituaient le menu du jour et le soulier " viande très dure"
Il sortit du restaurant avec son dessert, une orange qu'il épulcha et mangea sur le chemin de la mosquée pare qu'il devait aller à la prière du Vendredi.
Le muezzin appelait les fidèles pour la dernière fois.
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 22:16
Après la prière, il se rendit au point de jonction pour la marche de soutien au peuple Palestinien et libanais du Sud liban ontre l'invasion Israélienne.
Le cortège s'ébranla sur une grande Avenue en procession bruyante, colorée de banderoles, de drapeaux et des cris lancés par un porteur de porte voix :
" Kadima"
Réplique de la foule
"Assassin "
"Bush"
" Boucher"
Ainsi de suite.
Au milieu de la foule, il y avait des intellectuels, des membres partis politiques, des membres de syndicats, des ONG, des citoyens et des spectateurs qui, gagnés par le fièvre et le succès de la manifestation, se sont convertis en marcheurs.
Les sirènes des voitures de police. Des manifestants , jambes à leur cou.
Des bastonnades, des cris, chassés croisés dans tous les sens.
D'autres manifestants plus convaincus ou plus téméraire, imperturbateurs, continuaient leurs marches et leurs cris et s'avançaient devant un cordon de policiers armés jusqu'aux dents. Ce qui devait arriver arriva : altercations, interpellations puis dirpersion en queue de poisson.
Le soir, vers 22 heures, le téléphone sonna chez Pape Sidy.
- Allo- bonsoir
-...................................................
- AH bon? Où est e qu'il est ?
-.........................................................
- D'accordc Ousmane. Meri d'avoir envoyer ton épouse auprès de Yacine pour la consoler et lui tenir compagnie. Meri aussi de m'avoir avisé. Je m'en vais sans désemparer effetuer toutes les démarches possibles pour le retrouver et ne manquerai pas de vous tenir informé. Meri pour tout.
IL raccrocha le combiné, appela Saly Oumar et Assane pour les informer.
Ces derniers lui suggérèrent d'appeler leur mère aux USA.
Il leur demande d'attendre un peu pare qu'elle devait à peine arrivée.
Il prit le téléphone, s'assit au salon avec son carnet d'adresse, entouré de ses deux enfants.
A 23 heures, après de nombreux coups de fils, il sut qu'Ibrahima était à l'hôtel de police de dieupeul. IL prit sa voiture et s'y rendit aussitôt. Une heure après, il revint sans avoir vu Ibrahima. La seule information qu'il avait, 'était qu'il était arrêté dans le cadre de la marche de soutien au peuple Palestinien du Vendredi. Bien qu'il fut tard, il se fit violence pour informer le père de Yacine avant d'inviter ses enfants à aller se coucher. Lui, il préféra rester au salon éclairé par une lumière tamisée, couché sur le canapé. Il réfléchissait et tantôt ses souvenirs venaient envelopper sa réflexion peuplée de mille images devenues subitement inompréhensibles et intolérables.
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 23:06
Le lendemain matin à 7heures, il repartit à la police pour emmener le petit déjeuner à Ibrahima.
Trois jours après, Pape Sidy allait voir Ibrahima à la Maison d'Arrêt et de Correction.
A la porte il rencontra sa belle famille qui l'avait précédé. Il y avait le père de Yaine, sa mère, son frère, sa soeur, sa cousine, son oncle et sa tante.
Il échangea avec eux quelques civilités et rentra dans l'enceinte de la prison.
Il attendait tranquillement dans la salle des Avocats tandis qu'un garde pénitencier était allé quérir le prévenu.
Ce dernier ne mit pas de temps à venir puisqu'il venait à peine de quitter le parloir avec sa belle famille.
Dans la salle des Avocats.
- Bonjour papa
- Bonjour Ibrahima, assieds toi.
- Puis- je savoir si c'est la visite de mon père où de mon Avocat ?
- La visite de tous les deux.
- Je t'avais pourtant dit depuis la police que je ne voulais pas que tu sois mon Avocat.
- Tu ne me fais pas confiance?
- Non papa, je trouve simplement que je n'ai pas besoin d'Avocat pour me défendre.
- Ne fait pas de bétises, tu veux mourir en prison ?
- Non, mais tu conviendras que malgré ta présence au parquet, le procureur t'a à peine éouté et m'a placé sous mandat de dépôt.
- Mais 'est la procédure.
- Oui je sais, mais la procédure fait de toi une caution. Ce matin, je lisais dans la presse que j'ai été placé sous mandat de dépôt devant mon Avocat qui mon père.
- Cela te gène que ton père te défende ?
- Non ce n'est pas cela. Je pense que dans mon cas tu ne fais que m'assister.
- Pourquoi le dis tu ?
- Je suis poursuvi pour manifestation non autorisée, attroupement sur la voie publique, rebellion et trouble à l'ordre pliblic.
- Tu ne trouves pas que cela fait beauoup ?
- Si mais je reconnais et revendique tout ce qui m'est reproché et je l'assume.
- Mais justement tu as besoin d'un Avocat pour expliquer tout cela.
- Papa, penses tu que tu es mieux placé que moi pour exprimer mes convictions?
- Certainement pas. Mais je suis mieux placé que toi pour veiller sur tes droits.
- Justement, il ne s'agit pas de défendre mes droits mais ceux du peuple Palestinien.
- Mais eux, ils se défendent comme ils peuvent mais cela ne t'a pas empêhé de chercher à les défendre.
- Papa, tu comprends bien ce que je veux dire. L'Avocat défend toujours son client et non la cause de son client. Or, ici, ce qui est important pour moi, c'est la cause dont il s'agit.
- Ce n'est pas parce que tu es en prison que tu dois penser être plus solidaire que moi de la cause Palestienne.
- Je te le concède mais pour toi et dans le cas où nous sommes, défendre la cause Palestienne 'est d'abord et avant tout chercher à sauver ton client surtout si ce dernier est ton fils. Non papa, non, ton assistane ou celle d'un autre Avoat dévoie le sens de mon combat. Je persiste et signe, je veux omparaître seul, ma décision est prise. Alors ne me mets pas dans la situation de récuser à l'audience devant tout le monde.
- As tu bien réfléchi ?
- Oui, je sais que tu as peur des commentaires parce que la famille te reprocherait de ne pas m'avoir défendu et le citoyen landa n'y comprendrait rien.
Je sais que 'est difficile pour toi mais tu dois te surpasser. Je suis désolée de te mettre dans une situation embarassante.
- S'il n 'y avait que moi, ce ne serait pas un problème. As-tu pensé à Yacine et qui est malade et toute seule avec ta belle mère ?
- Oui, j'y ai pensé mais je dois t'avouer que si cela me traumatise, je ne suis pas prêt de revenir sur mes convictions. Je veux que tu comprennes que je n'étais pas à la manisfestation par hasard. Je l'avais mûrement préparé et j'y suis allé librement.
- D'accord, et tes examens ?
- J'ai déjà passé la dernière matière.
- Tout s'est bien passé ?
- Je ne sais pas. J'ai couhé sur le papier ce que je sais et ce que je pense .
- Bon ça va, je marche.
- Non je veux qu'on soit beauoup plus clair, la prohaine fois que tu viens me voir, on se parle aux parloirs et non dans cette salle d'Avoat pare que je n'ai pas d'Avoat. Je ne veux pas de passe- droit parce que mon père es tAvocat.
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 01-08-2006 23:45
- Tu veux que j'aille demander un permis de ommuniquer aux juges et venir ommuniquer avec toi par les parloirs alors que j'ai droit à cette salle comme tous mes onfrères ?
- En tout cas, je t'informe que je viendrai plus dans cette salle.
-Tu veux que je fasse comme ta belle famille que j'ai rencontrée à la porte ?
- Oui Papa.
- Tu as des nouvelles de ton épouse ?
- Oui, on m'a dit qu'elle va mieux mais je sais bien que persoone ne me dira autre chose.
- Qu'est ce que je peux faire pour elle ?
- Ce que ta conscience te dicte. Je ne te demande rien.
- Bien, j'ai ompris, j'aviserais. Je t'ai emmené de la lecture et des cigarettes.
- Merci pour la lecture, pour les cigarettes, je ne fume plus.
- Comment as- tu fait ?
- J'ai accepté de me regarder tout nu et j'ai accepté d'être tel que je suis, tel que dieu m'a créé plutôt que de chercher des artifices qui ne font pas parties de moi. J'ai décidé de divorcer avec les illusions tant dans mon esprit que dans mon être pour être plus proche de mon Créateur. J'ai tué tout le superflu pour être naturel, pour être moi, pour être le fils que tu as mis au monde.
- Féliitation. Je suis fier de toi. J'espère que tu recommeneras pas.
- Que Dieu m'en garde. Et maman, tu as de ses nouvelles?
- Oui, elle a appelé deux fois.
- J'espère que tu ne lui as pas dit que je suis en prison?
- Non, bien sûr. D'ailleurs elle t'a envoyé une longue lettre dans mon adresse e-mail. Je l'ai imprimée et je l'ai mise dans cette enveloppe.
- Meri Papa.
- De rien. Maintenant je vais prendre congé de toi.
- Oui, vas te reposer tu n'as pas bonne mine. Tu as besoin d'un bon repos.
- Qu'est ce que je peux faire pour toi?
- Rien- pardon, dis à Oumar de dire à mon ami Paul de me photocopie les cours. Si tu pouvais lui passer un peu d'argent pour les photocopies, ce serait gentil de ta part.
- Considère que 'est déjà fait. Au revoir.
- Au revoir Papa.
- Le père partit, il regagna sa cellule et ouvrit rapidement la longue lettre de sa mère.
Bonjour mon cher Ibrahima,
Cela fait à peine trois jours que je suis là, chez ton frère Babacar mais j'ai l'impression d'avoir passé une éternité en enfer. Mai je te rassure tout de suite, ce n'est pas ton frère qui me fait des misères encore moins son épouse ou leur petit rejeton. J'ai été très bien accuillie et je le suis encore.
Je souffre à mort parce que je suis ratrappée par mon passé qui me fait subir ce tyranique besoin de te parler. Tu comprends que la pudeur d'une mère m'empêhe d'être explicite mais je sais que tu es un garçon très intelligent et que tu sauras lire entre les lignes et les non- dits. Te parler est donc pour moi un excercice difficile mais dont il faut absolument que je m'affranchisse pour espérer, si tant est que cela n'est pas une pure illusion, retrouver un semblant équilibre.
Vois tu, le jour de mon arrivée, j'étais épuisée de fatigue mais le soir, je n'avais pas envie de dormir.
J'ai du me relever pour aller m'asseoir toute seule au salon pour décompresser. Babaar que tu sais attentif et délicat m'avait entendu et m'a rejoint au salon.
- Que fais tu là maman. IL ya un problème ?
- Non Babacar, je suis simplement fatiguée et tendue et n'arrive pas à trouver le sommeil.
- Alors, allume la télé et zap un peu, tu peux tomber sur quelque chose qui te décompressera.
- Non meri, je préfére le silene.
- Tu ne veux pas de la lecture ?
- Non meri.
- Bon je vais te faire une infusion.
- Non merci, je la ferai plus tard, Toi tu ferais mieux d'aller dormir, tu vas au travail demain.
- Moi aussi, je n'ai pas sommeil Maman. Alors je te fais de la menthe?
- Oui s'il te plait.
- Moi aussi je vais en prendre.
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Re: les couleurs de la conscience
Auteur: krissa
Date: 02-08-2006 00:23
Dans l'intensité de la lumière diminuée par Babacar, ils étaient assis face à face chacun sirotant son breuvage.
- Dis moi maman, il y a un problème?
-Non Babacar, tout va bien, je suis seulement un peu fatiguée
- C 'est sûr maman?
- Tu peux me croire, ne t'inquiète pas. Et toi, pourquoi tu ne dors pas?
- Rien maman.
- Si je te onnais assz, tu me caches quelque chose.
- Ce n'est pas important .
- Tu as des problèmes à ton service ?
- NON.
- Avec ton épouse?
- Non
- Alors, parle moi mon fils, je suis ta mère et ne cache rien.
Babacar posa sa tasse, prit sa tête entre ses mains et se mis à pleurer doucement.
- Alors Babacar, calme toi et onfor toi à moi, cela te fera du bien .
- Je veux bien mais c difficile.
- J'imagine bien mais n'oublie pas que tu es un homme, tu dois être fort. Parle moi.
- Maman.
- OUi fiston, je t'écoute.
Babacar se mit à pleurer cette fois i plus fort et vient poser sa tête sur les genoux de sa mère comme s'il ne voulait pas lui parler dans les yeux.
Sa mère lui caressa sa tête en silence pour lui donner le temps de se resaisir.
Quelques minutes plus tard, il reprit ses esprits et retourna à sa place.
Après un long silence lour d'hésitation , il balbuta.
- Tu sais maman, je ne onnais pas mon père et tu ne m'as jamais parlé de lui. Chaque fois que je pense à lui, j'imagine à toutes les hypothèses sans pouvoir être fixé. J'ai peur de savoir la vérité mais je veux savoir.
Sa gorge était nouée par une sécheresse de salive.
- OUI je ne t'ai jamais parlé de lui. Que veux tu savoir ?
- Tout ave un grand T.
- Bien je vais tout te dire. Ton père était un bel homme ave un teint noir, gentil, courtois, corret, attentionné, et plein de délicatesse comme toi.
Il était un journaliste, talentueux dans sa profession qu'il venait à peine de commencer. Il détestait le mensonge et avait érigé la vérité, le respect de l'autre, la sincérité et le courage en principes cardinaux de sa vie. Il était juste te généreux.
Les larmes de Babacar oulaient sur son visage crispé sans qu'il ne pleure en silence.
Sa mère s'était brusquement tue comme si les mots avaient déserté sa bouche.
Babacar la relança.
- Si je comprends, mon père n'avait que des qualités ?
Elle ne répondit pas.
En quelle année vous étiez vous mariés ?
Ellle ne répondit pas.
- Maman, s'il te plait, réponds moi, je veux savoir.
- Mon fils, ton père et moi n'avons jamais été mariés.
La tête baissée, les lunettes enlevées et posées sur le quéridon elle se mit à pleurer chaudement.
Babacar eut aussi envie de pleurer mais fit un suprême effort pour se retenir et soulager sa maman en silence en lui caressant les épaules et le cou après être venu se mettre à côté d'elle?
- Dis moi Maman, quand et de quoi est-il mort?
- Il n'est pas mort mon fils.
- Tu veux dire qu'il est vivant ?
- OUI.
- Alors où est t-il ?
- Je ne sais pas.
- Maman, je t'en supplie. c'est la première bonne nouvelle que tu me donnes. Je t'en coujure , dis moi où il est.